L’indépendance du Québec : des économies administratives estimées à 13-16 milliards de dollars
Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a présenté mardi les chapitres manquants de son Livre bleu sur l’indépendance du Québec, annonçant que l’indépendance pourrait engendrer des économies administratives allant de 13 à 16 milliards de dollars. Il a qualifié cette initiative de « plus gros exercice de débureaucratisation et de lutte au gaspillage de notre histoire ».
Selon les estimations, environ 77 % des 230 organismes fédéraux présents au Québec seraient abolis ou fusionnés avec la fonction publique québécoise. Les ministères existant à la fois au niveau fédéral et provincial, tels que ceux de l’Environnement, de la Santé et de l’Immigration, subiront des réductions significatives.
M. St-Pierre Plamondon a ajouté que le gouvernement du Québec établirait ses besoins en fonction d’un objectif de réduction substantielle des couches de bureaucratie, une demande exprimée tant par les villes que par les organismes et entreprises interagissant avec le gouvernement. De plus, les fonctionnaires fédéraux québécois qui ne seront pas recasés après deux ans pourraient recevoir une indemnité de 6 à 8 mois de salaire.
Qu’est-ce que ce Livre bleu ?
Le Livre bleu, un document de plus de 500 pages, est présenté comme le point de départ d’un dialogue avec la population. Des versions enrichies du Livre bleu seront révélées durant le processus menant à un référendum sur la souveraineté, si le PQ accède au pouvoir lors d’un premier mandat. Le document, qui a été progressivement dévoilé depuis novembre 2025, définit les principaux axes d’un Québec indépendant, visant à permettre aux Québécoises et Québécois de réaliser leur plein potentiel.
Perspectives sur l’indépendance
Le PQ envisage plusieurs changements majeurs pour un Québec indépendant, incluant la transformation de la monarchie en république, l’établissement d’une monnaie propre d’ici dix ans, et la création d’une armée de défense. Un chapitre sur les relations avec les Premières Nations est également prévu pour cet été.
La question du Labrador, attribuée à Terre-Neuve par le Conseil privé de Londres en 1927, est abordée dans le Livre bleu. Les auteurs soulignent que toute réparation de cette injustice nécessiterait un règlement politique ou une compensation financière, dans le cadre de négociations globales avec le Canada.
Réactions des autres partis
Les autres partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ont exprimé leur prudence face à ces propositions. Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec, a déclaré qu’il souhaitait prendre le temps d’analyser le document avant de commenter plus en détail, tout en notant que la souveraineté reste une priorité pour le PQ, ce qui ne semble pas correspondre à la volonté de la majorité des Québécois.
Au moment de la publication, aucune autre réaction officielle n’avait été fournie par les autres partis concernant le contenu de cette proposition péquiste.
Source : Parti québécois
