Ceuta : l’Italie propose de fermer l’espace Schengen à l’Espagne, la droite et l’extrême-droite accusent Pedro Sanchez

Ceuta : L’Italie propose de fermer l’espace Schengen à l’Espagne, la droite et l’extrême-droite accusent Pedro Sanchez

Selon les autorités espagnoles, 60 000 personnes ont franchi la frontière à Ceuta, tandis que 37 500 ont déjà quitté le territoire espagnol ce vendredi à la mi-journée. Cet afflux rappelle la crise migratoire de 2021, lorsque plusieurs milliers de personnes avaient traversé la frontière entre le Maroc et l’Espagne, suite à un assouplissement des contrôles par les autorités marocaines en raison de tensions diplomatiques avec l’Espagne.

Face à cette situation, plusieurs pays européens ont proposé leur aide à l’Espagne. Emmanuel Macron a offert « tout l’appui nécessaire » et a demandé un renforcement des contrôles aux frontières. De son côté, le Premier ministre britannique Andy Burnham a également manifesté sa volonté de soutenir l’Espagne. Jean-Luc Mélenchon a appelé à une coordination européenne pour l’aide humanitaire, notant que 57 personnes avaient perdu la vie en tentant d’entrer à Ceuta.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné que l’Espagne ne devait pas permettre aux migrants en situation irrégulière d’accéder au continent européen et a appelé le Maroc à reprendre ces migrants. L’Italie, dirigée par Giorgia Meloni, a proposé de suspendre l’espace Schengen pour l’Espagne, affirmant être prête à agir par des mes exceptionnelles. Cette proposition a reçu le soutien de la Finlande et du Danemark, mais a été qualifiée de « démagogique » par l’Espagne, qui a convoqué l’ambassadeur italien pour exprimer son désaccord. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a qualifié les images des événements d’« inacceptables », sans toutefois appeler à une suspension de l’Espagne de Schengen.

En France, des personnalités de droite et d’extrême droite, comme Bruno Retailleau et Jordan Bardella, ont critiqué la gestion de la situation par le gouvernement de Pedro Sanchez, l’accusant de créer un « appel d’air » avec sa politique de régularisation des sans-papiers. Ces accusations ont été rejetées par Olivier Faure, premier secrétaire du PS, qui les a qualifiées de « mensonges ».

Donald Trump a également pris position contre le Premier ministre espagnol, évoquant des relations tendues entre les deux pays.

Source : Public Sénat

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