L’Islande refuse de reprendre les négociations avec l’UE, affectant Bruxelles.

L’Islande rejette la reprise des négociations avec l’UE, “un coup porté” à Bruxelles

L’Islande rejette la reprise des négociations avec l’UE : un coup porté à Bruxelles

Les électeurs islandais ont tranché lors d’un référendum organisé récemment, rejetant à 52,8 % la reprise des négociations avec l’Union européenne (UE) en vue d’une future adhésion. Selon le diffuseur public islandais RUV, 105 399 personnes ont voté « oui » tandis que 118 040 ont voté « non ». Ce scrutin a enregistré un taux de participation de 82,5 %, le plus élevé depuis 2009 sur l’île.

Dans le détail, la capitale Reykjavik a voté « oui », tandis que les résultats dans le sud et le nord-ouest ont largement penché en faveur du « non », mettant en lumière une division géographique au sein d’un pays peuplé d’environ 400 000 habitants.

Les pourparlers entre l’Islande et l’UE, lancés en 2009, avaient été interrompus en 2015 par un gouvernement eurosceptique. Le gouvernement actuel, dirigé par la sociale-démocrate Kristrun Frostadottir, avait décidé d’organiser ce référendum dans un contexte de tensions géopolitiques, notamment en raison de la guerre en Ukraine et des ambitions de Donald Trump concernant le Groenland.

Pour le Financial Times, ce résultat constitue un « coup porté aux efforts de Bruxelles » pour rapprocher cet État arctique d’une importance stratégique. Le quotidien souligne que le contexte géopolitique n’a pas suffi à ébranler la conviction des Islandais que leur prospérité et leur sécurité dépendent de leur indépendance.

Les partisans du « oui » avaient avancé des arguments économiques, notamment la possibilité que l’adhésion à l’euro contribue à réduire une inflation record. Cependant, le camp du « non » a su convaincre davantage d’électeurs en insistant sur les implications de l’adhésion pour la souveraineté nationale et le secteur de la pêche, crucial pour l’économie islandaise.

Ce référendum intervient alors que l’élargissement de l’UE est à l’ordre du jour, avec des pays comme l’Ukraine et la Moldavie en négociations d’adhésion. Contrairement à ces derniers, l’Islande, membre de l’Espace économique européen (EEE), applique déjà une grande partie de la législation européenne.

Source : RUV, Financial Times

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