L’Iran défie Donald Trump et riposte après de nouveaux bombardements américains
L’Iran a réagi le 1er septembre à des frappes américaines, marquant une escalade des tensions dans la région après des échanges de tirs survenus le week-end précédent. Cette situation constitue la plus grave intensification des hostilités depuis plusieurs semaines. La République islamique refuse de céder aux menaces de Donald Trump, qui a affirmé que Washington frapperait l’Iran « encore plus fort » en cas de réponse aux attaques américaines, qu’il qualifie de « parfaitement justifiées ».
L’Iran a annoncé avoir ciblé des installations américaines au Koweït, à Bahreïn, en Jordanie et à Erbil, en Irak. Les Gardiens de la révolution iraniens ont déclaré avoir infligé des pertes importantes aux forces américaines en Jordanie. Cependant, des responsables américains ont contesté ces affirmations, indiquant que les frappes n’avaient fait aucune victime. Les forces armées jordaniennes ont rapporté avoir intercepté 13 missiles balistiques, dont dix ont été touchés.
Bahreïn, qui abrite le quartier général régional de la marine américaine, a également annoncé avoir détruit plusieurs drones iraniens. Le Qatar, hôte de la plus grande base aérienne américaine du Golfe, a déclaré que l’Iran serait tenu « pleinement responsable juridiquement » des conséquences de ces attaques.
Plus tôt, l’armée américaine avait effectué une nouvelle vague de bombardements visant des cibles des Gardiens de la révolution islamique, touchant des infrastructures militaires et de communication. Des rapports en provenance d’Iran évoquent des attaques dans plusieurs régions du pays, notamment près du détroit d’Ormuz.
Selon les médias iraniens, les bombardements américains auraient causé au moins 12 morts, dont cinq lors d’un mariage près de Sirik, une zone côtière. Un enfant de quatre ans figure parmi les victimes, tandis que 68 personnes auraient été blessées. Les autorités américaines n’ont pas encore réagi à ces informations.
Les prix du pétrole, déjà en hausse suite aux frappes initiales, ont continué d’augmenter, alors que Téhéran a averti qu’il empêcherait toutes les exportations de pétrole depuis le Golfe.
Source : L’Express

