L'Iran accusé d'avoir attaqué trois pétroliers émiratis en 24 heures dans le détroit d'Ormuz

Trois pétroliers émiratis attaqués dans le détroit d’Ormuz : l’Iran pointé du doigt

Trois pétroliers de la compagnie publique émiratie Adnoc ont été attaqués en l’espace de 24 heures alors qu’ils tentaient de franchir le détroit d’Ormuz. Les autorités des Émirats arabes unis attribuent ces attaques à l’Iran, qui maintient un contrôle strict sur cette voie maritime cruciale pour le commerce mondial.

Les incidents se sont produits entre jeudi soir et vendredi soir, avec deux pétroliers ciblés lors de la première attaque et un troisième lors de la seconde. Les Émirats arabes unis ont signalé que ces attaques font partie d’une stratégie iranienne visant à verrouiller le détroit d’Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a débuté fin février. En réponse, les États-Unis ont imposé un blocus sur les ports iraniens. Aucun dommage ni victime n’a été signalé par Adnoc ou les autorités émiraties à la suite de ces attaques.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères émirati a fermement condamné ces actions, qualifiant les attaques de « piraterie » et de menace directe pour la stabilité régionale et la sécurité énergétique mondiale. Le conseiller du président, Anwar Gargash, a également affirmé que les Émirats défendraient leurs droits à la liberté de navigation, conformément au droit international.

Le détroit d’Ormuz est un passage stratégique par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial. Les récentes attaques ont exacerbé les tensions dans la région, mettant à mal un cessez-le-feu établi en avril. Les médiateurs appellent à un retour aux termes d’un accord signé en juin entre Washington et Téhéran.

Un haut responsable iranien a récemment énoncé une série de conditions pour la réouverture du détroit, incluant la fin des hostilités contre l’Iran et ses alliés et la levée du blocus naval américain.

Les tensions dans cette région stratégique continuent d’inquiéter la communauté internationale, alors que des déclarations provocatrices, comme celle de Donald Trump évoquant une éventuelle annexion du détroit d’Ormuz, alimentent le débat sur la sécurité maritime.

Source : La Tribune

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