L’Irak déplore un manque à gagner de plus de 40 milliards de dollars en raison du blocage du détroit d’Ormuz
L’Irak a enregistré une perte de plus de 40 milliards de dollars en revenus pétroliers depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, conséquence directe du blocage du détroit d’Ormuz et d’une chute de 90 % de ses exportations. Les recettes mensuelles de Bagdad, qui s’élevaient à 8 milliards de dollars, sont tombées à 1,5 milliard, et les pertes pourraient atteindre 50 milliards si le conflit perdure.
Membre fondateur de l’Opep, l’Irak exporte habituellement la majorité de son pétrole brut via le détroit d’Ormuz, actuellement contrôlé par l’Iran suite à l’attaque américano-israélienne sur la République islamique fin février. Avant le début des hostilités, le pays produisait environ quatre millions de barils par jour (bpj) et en exportait en moyenne 3,5 millions.
En raison du blocage d’Ormuz, l’Irak a dû arrêter la production dans la plupart de ses champs pétrolifères, les réservoirs atteignant leur capacité maximale, et a dû se limiter à des exportations via la Turquie et la Syrie. Muzhar Saleh, conseiller du Premier ministre irakien, a déclaré : « Pour l’Irak, en raison d’une baisse de 90 % de ses exportations de pétrole, combinée à un recul de la croissance, les pertes estimées se situaient entre 40 et 45 milliards de dollars jusqu’en juin 2026. »
Les pertes pourraient donc atteindre 50 milliards de dollars si la guerre et la crise dans le détroit d’Ormuz se prolongent. Le ministre irakien du Pétrole, Bassem Mohammed Khudair, a indiqué lors d’une interview que son ministère « reversait auparavant entre sept et huit milliards de dollars par mois » dans les caisses de l’État, alors qu’actuellement, ce montant ne dépasse pas 1,5 milliard. L’Irak demeure fortement dépendant des exportations de brut, représentant généralement environ 90 % de ses revenus.
Source : BFM TV