L’Intelligence Artificielle Générative : Des Impacts Environnementaux Importants
Avec l’augmentation significative des capacités des cartes graphiques, les impacts environnementaux liés à l’usage de l’intelligence artificielle générative (IAG) se sont intensifiés. Les centres de données, qui dépassent désormais un raccordement d’un gigawatt (GW) et accueillent plus d’un million de GPU, posent un double problème : chaque unité de traitement graphique a un impact environnemental de plus en plus lourd, et leur installation est en constante augmentation.
Dans ce contexte, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) recommande d’instaurer une transparence et une standardisation des méthodes d’évaluation des impacts environnementaux. Cela permettrait de disposer de données fiables et comparables, en distinguant notamment les approches « service » et « utilisateur ». Malgré un manque de données complètes, ce constat ne doit pas servir d’excuse à l’inaction, surtout face aux impacts globaux déjà identifiés par divers acteurs.
Une autre recommandation de l’ADEME vise à promouvoir une IA frugale, comme le définit le référentiel AFNOR depuis 2024. L’objectif est de veiller à ce que l’IAG ne devienne pas la norme, car des services numériques classiques, ayant un impact environnemental bien moindre, peuvent répondre à de nombreux besoins. L’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) a également formulé des recommandations en ce sens, soulignant les ressources et compétences disponibles en France pour développer un numérique plus durable et souverain.
Source : ADEME, AFNOR

