Lynching d’un singe rare à Kisangani : l’ICCN dénonce un acte de cruauté
L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) a fermement condamné le lynchage d’un singe survenu au Jardin zoologique et botanique de Kisangani le 3 juillet dernier. Cet acte a été qualifié de cruauté et d’atteinte grave au patrimoine naturel de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué, l’ICCN a rappelé que la faune sauvage constitue une richesse nationale protégée par la loi et a exhorté la population à respecter les textes relatifs à la protection de la biodiversité.
Le primate, prénommé Manu, vivait au jardin zoologique depuis près de six ans. Habitué à la présence humaine, il ne présentait aucun comportement agressif. Toutefois, lorsqu’il s’est échappé de son enclos et a été aperçu sur le campus de l’Université de Kisangani, des habitants ont choisi de le poursuivre et de le frapper à mort, au lieu d’alerter les responsables du zoo.
Manu représentait non seulement une valeur patrimoniale, mais également un intérêt scientifique. Selon les responsables du zoo, il était issu d’un croisement rare entre un babouin mâle et un cercocèbe femelle, ce qui aurait pu alimenter des recherches sur ses caractéristiques biologiques et comportementales.
L’ICCN a rappelé que la préservation des espèces animales est une responsabilité collective et que les auteurs d’actes de maltraitance encourent des sanctions prévues par la législation congolaise. Ce même jour, le parc national des Virunga a annoncé la naissance d’un dixième bébé gorille pour l’année 2026, soulignant ainsi l’importance de la conservation de la biodiversité en RDC.
Source : RFI
