Une bonne surprise pour l’économie française
L’Insee annoncera prochainement si l’économie française a bien résisté au deuxième trimestre 2023, avec des prévisions optimistes de croissance, après un premier trimestre difficile.
Au premier trimestre, la demande intérieure et le commerce extérieur avaient pesé sur l’économie, entraînant une contraction du PIB qui avait suscité des craintes de récession technique, caractérisée par deux trimestres consécutifs de recul. Cette contraction était en partie attribuée à l’inflation liée au conflit au Moyen-Orient, débuté fin février. Fin mai, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, avait critiqué les pessimistes annonçant une récession.
Les perspectives se sont améliorées suite à la signature d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran le 17 juin, entraînant un reflux des prix de l’énergie. L’inflation a ainsi ralenti, s’établissant à 1,8 % sur un an en juin, après avoir atteint 2,4 % en mai.
L’Insee table sur un regain temporaire de croissance de 0,3 % pour le deuxième trimestre, grâce à une forte production dans des secteurs industriels affectés par la guerre, tels que le raffinage et la chimie. Cependant, cette embellie pourrait être suivie de croissances plus modestes de 0,1 % pour les troisième et quatrième trimestres.
Début juillet, la Banque de France a également ajusté ses prévisions, portant sa prévision de croissance à 0,2 % pour le deuxième trimestre, anticipant un rebond dans l’industrie et les services marchands. La plupart des économistes s’accordent désormais à dire que la croissance pourrait se situer entre 0,2 % et 0,3 %.
Dans le détail, certains secteurs, tels que la défense, l’aéronautique et le naval, devraient connaître une bonne performance. Le secteur des services continue de bien se porter, et la reprise des livraisons d’Airbus devrait soutenir les exportations aéronautiques. Cependant, des incertitudes demeurent quant à la consommation des ménages.
Les économistes du Crédit Mutuel Arkéa, plus prudents, prévoient une croissance de 0,1 % pour le trimestre, soulignant que le contexte géopolitique reste préoccupant. Le gouvernement a également abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 0,7 % du PIB, tout en restant vigilant face aux conséquences du conflit au Moyen-Orient sur l’activité économique.
Pour conclure, bien que l’économie française ne soit pas dans une situation optimale, elle fait preuve de résilience face aux défis actuels.
Source : Insee, Banque de France


