L’inéquilibre
À trente-neuf ans, Alcide Pierantozzi, écrivain et patient, évoque sa dépendance à sa mère pour apaiser ses pensées. Son premier livre, traduit de l’italien par Lise Chapuis pour Gallimard, aborde les complexités de sa condition psychologique et des traitements qu’il suit.
Pierantozzi se décrit comme un patient lucide et collaboratif. Selon sa dernière fiche clinique, il présente une mimique faciale mobile et un comportement approprié. Toutefois, il exprime une forte démoralisation liée à son traitement pharmacologique, qui a récemment changé de la Dépakine à la Lamotrigine, tout en continuant un traitement de Paroxétine et de benzodiazépines depuis vingt ans. Ce changement a apporté un bénéfice partiel, mais a également entraîné une augmentation de son activité psychomotrice.
Le diagnostic de trouble bipolaire à cycle rapide a été posé par son psychiatre à San Benedetto del Tronto. Ce dernier avait précédemment prescrit divers traitements, dont la Dépakine et l’aripiprazole, qui ont été interrompus en raison de l’inconfort ressenti par Pierantozzi dans l’exercice de sa profession d’écrivain.
Concernant ses habitudes, Pierantozzi fume trois cigarettes et trois joints par jour. Il a également un passé de toxicomanie, incluant jusqu’à dix joints par jour, ainsi que des consommations de cocaïne et d’autres substances. Actuellement, il consomme sept tasses de café par jour et affirme être abstinent d’alcool depuis six ans.
Cette situation soulève des questions sur l’impact des traitements psychotropes sur la créativité et la qualité de vie des patients souffrant de troubles mentaux. La lutte contre la stigmatisation des maladies mentales et la recherche de traitements adaptés demeurent des enjeux cruciaux.
Source : AOC Media

