On ne réussira pas l’industrialisation de demain avec la pensée d’hier
Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique Écolo, a réagi aux annonces faites par Emmanuel Macron, le mercredi 22 avril 2026, concernant la création accélérée de 150 « cathédrales industrielles » en France. Cette initiative vise à relancer et décarboner l’industrie nationale, mais soulève des préoccupations quant au respect de l’environnement et à l’application du principe pollueur-payeur.
Le projet des « cathédrales industrielles » s’inscrit dans un contexte où la transition écologique est devenue une priorité pour de nombreux pays. La France, en particulier, cherche à réduire son empreinte carbone tout en revitalisant son secteur industriel. Cependant, selon Lucile Schmid, cette ambition, bien qu’utile, ne doit pas occulter les enjeux environnementaux cruciaux. Elle souligne que la réussite de cette industrialisation ne pourra se faire sans une réflexion approfondie sur les impacts environnementaux des nouvelles infrastructures.
En 2021, le secteur industriel représentait environ 18 % du PIB français, selon l’INSEE. La décarbonation de ce secteur est donc essentielle pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cependant, l’ambition de construire rapidement ces nouvelles unités industrielles pourrait, si elle n’est pas accompagnée de mes adéquates, conduire à une dégradation supplémentaire de l’environnement.
L’application du principe pollueur-payeur, qui impose aux entreprises de prendre en charge les coûts liés à leurs activités polluantes, est une question centrale dans le débat actuel. Lucile Schmid insiste sur la nécessité d’intégrer cette approche dans le développement des nouvelles infrastructures industrielles, afin de garantir une industrialisation durable et respectueuse de la nature.
La mise en œuvre de ces projets doit donc s’accompagner d’une réflexion sur la durabilité et la responsabilité environnementale, afin de s’asr que la France ne reproduise pas les erreurs du passé en matière d’industrialisation.
Source : La Croix