L’indice de résilience numérique s’étend aux PME et à l’ensemble de l’Europe.

Info JDN. L'indice de résilience numérique va s'élargir aux PME et à toute l'Europe

Info JDN. L'indice de résilience numérique va s'élargir aux PME et à toute l'Europe Les dirigeants de l’Association for Digital Resilience Initiative (aDRI) souhaitent élargir l’indice de résilience numérique (IRN) aux PME et à l’ensemble de l’Europe, avec un objectif de simplification des critères d’évaluation.

L’Association for Digital Resilience Initiative (aDRI), qui a lancé l’IRN en 2025, a pour ambition de rendre cet indice accessible aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux collectivités territoriales. David Djaïz, PDG d’Ascend Partners et cofondateur de l’aDRI, a déclaré que l’organisation vise également à multiplier le nombre de consultants agréés pour faciliter l’évaluation de l’indice et son déploiement à travers le continent.

Pour rappel, l’IRN me la capacité d’une organisation à maintenir son activité face aux imprévus affectant son système d’information. Il évalue notamment la dépendance à des éditeurs non-européens, les vulnérabilités des sous-traitants numériques et l’exposition à des lois extraterritoriales comme le Cloud Act.

Bien que l’IRN soit une initiative privée, il a été officiellement lancé en janvier 2026 au ministère de l’Économie et des Finances, en présence d’Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’IA et du numérique. Actuellement, cet indice est principalement utilisé par de grandes organisations telles que RTE ou la Caisse des Dépôts. Selon Djaïz, environ 200 entreprises ont déjà engagé une démarche IRN.

Des « autodiagnostics simplifiés »

Djaïz a indiqué que l’IRN est actuellement conçu pour des grandes entreprises, mais qu’une version simplifiée est en cours de développement pour les PME et collectivités. L’aDRI travaille en collaboration avec la Caisse des Dépôts et la Banque publique d’investissement pour adapter les critères d’évaluation.

Deux hubs, à Angers et Marseille, sont en cours de création pour se concentrer sur les très petites et petites entreprises. Ces hubs auront pour mission de former les entreprises locales et de les connecter aux écosystèmes de cybersécurité.

En parallèle, l’aDRI prévoit de lancer des « autodiagnostics simplifiés » pour aider les PME à évaluer leur résilience numérique via une plateforme en ligne. Toutefois, ces autodiagnostics ne donneront pas lieu à une labellisation.

Augmenter le nombre de consultants agréés

Un autre objectif de l’aDRI est de multiplier le nombre de consultants agréés pour évaluer les entreprises. Actuellement, une vingtaine de consultants ont été formés, principalement issus de cabinets de conseil. La formation est ouverte à tous ceux qui possèdent les compétences nécessaires.

Le premier cycle de formation a eu lieu durant l’été 2026, et des sessions supplémentaires sont prévues pour l’automne. Des grands cabinets de conseil comme Deloitte et Capgemini sont également en cours de formation à l’IRN.

Imposer l’IRN en Europe grâce aux caisses des dépôts

Enfin, l’aDRI vise à accélérer l’européanisation de l’IRN. Selon Djaïz, des entreprises en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie commencent à adopter cet indice. De grandes annonces concernant des partenariats européens seront faites à Vienne en novembre prochain. Olivier Sichel, directeur général du groupe Caisse des Dépôts et président d’honneur de l’aDRI, a réussi à négocier un indice commun pour toutes les caisses des dépôts européennes, ce qui devrait favoriser l’adoption de l’IRN à travers le continent.

Source : JDN

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