Ligo et Virgo lancent une nouvelle phase d’écoute des ondes gravitationnelles du cosmos.

Ligo et Virgo entament une nouvelle phase d’écoute du cosmos

Ligo et Virgo entament une nouvelle phase d’écoute du cosmos

Le 24 mai dernier, les interféromètres Ligo et Virgo ont lancé la phase O4 de leur programme d’observation, marquant une nouvelle étape dans la détection des ondes gravitationnelles. Cette phase vise à améliorer la sensibilité des détecteurs et à augmenter le nombre d’événements de fusion d’objets compacts, tels que les trous noirs et les étoiles à neutrons, pouvant être identifiés.

Contexte technologique

Les interféromètres Ligo, situés aux États-Unis, et Virgo, en Italie, sont des instruments conçus pour détecter les ondes gravitationnelles, des déformations de l’espace-temps générées par des événements cosmiques. En utilisant un faisceau laser divisé en deux, ces détecteurs ment les variations de longueur des bras perpendiculaires causées par le passage d’ondes gravitationnelles. Ligo a commencé ses opérations en 2015, détectant pour la première fois une onde gravitationnelle en 2015, confirmant ainsi une prédiction d’Albert Einstein.

Progrès et défis

La phase O3, qui s’est déroulée de 2019 à 2020, a permis de détecter près d’une centaine de sources d’ondes gravitationnelles, enrichissant considérablement la base de données des astrophysiciens. Cependant, les périodes de maintenance et d’amélioration des instruments ont été prolongées, notamment en raison de la pandémie de Covid-19 et de dommages causés par des événements climatiques.

Pour la phase O4, des améliorations ont été mises en place pour réduire le bruit quantique et augmenter la puissance du laser. Les objectifs de sensibilité pour Ligo sont fixés autour de 160 Mpc, tandis que pour Virgo, ils visent une portée de 60 à 80 Mpc. À l’heure actuelle, Ligo atteint environ 140-150 Mpc, mais Virgo, plus petit, n’a enregistré que 27 Mpc au printemps dernier, nécessitant des ajustements avant de participer pleinement à la phase O4.

Conséquences

Cette nouvelle phase d’observation pourrait permettre la détection de plusieurs événements de fusion par semaine, augmentant ainsi la connaissance des systèmes binaires et de la formation des trous noirs. L’arrivée de Virgo en septembre est attendue avec impatience, car elle permettra une meilleure triangulation des événements détectés.

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Pour plus d’informations, consultez l’article sur Pour la Science.

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