Ligne THT entre le Gard et Fos-sur-Mer : « On ne veut pas abîmer notre territoire », lance Patrick de Carolis
Le maire d’Arles, Patrick de Carolis, a profité de ce 18 juin pour exprimer son opposition au tracé actuel de la future ligne à très haute tension entre le Gard et Fos-sur-Mer. Il appelle l’État à engager un dialogue et à étudier des solutions alternatives.
La mobilisation s’intensifie contre le projet de ligne à très haute tension, qui doit traverser la Camargue. Alors que RTE a déposé une demande de déclaration d’utilité publique, Patrick de Carolis a demandé une réévaluation du tracé.
« Nous ne sommes pas contre le projet »
Le maire d’Arles souligne que les élus ne contestent pas la nécessité de renforcer l’alimentation électrique du territoire. « Nous sommes tous unanimes contre ce tracé, mais nous ne sommes pas contre le projet. La transition écologique ne peut pas se faire au détriment de notre territoire », a-t-il déclaré.
Il exprime également son soutien aux agriculteurs qui jugent le projet incompatible avec les contraintes environnementales en place depuis des décennies. « Ça fait 70 ans qu’on nous dit qu’il faut respecter les règles en matière écologique, et du jour au lendemain, on fait fi de toutes ces règles-là », a-t-il ajouté.
Des alternatives réclamées
Patrick de Carolis appelle l’État à réévaluer les besoins énergétiques liés à la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, estimant que certains projets industriels annoncés ne se réaliseront pas. Il réclame une étude approfondie des solutions alternatives, telles qu’un passage par le Rhône ou l’utilisation du futur contournement autoroutier pour favoriser l’enfouissement des lignes.
« Il faut qu’on écoute les élus »
Alors que le président de la République a qualifié cette ligne de « nécessaire » et souhaite sa mise en service d’ici 2029, Patrick de Carolis insiste sur l’importance de l’acceptabilité locale des projets. « Il faut qu’on écoute les élus de cette République. Nous sommes le dernier kilomètre de la République. On connaît notre territoire, on cherche une solution qui préserve notre environnement et notre économie », a-t-il conclu.
Source : ici.fr