L’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) ont présenté un rapport fin juillet 2026, proposant dix mes visant à économiser 4,2 milliards d’euros sur les politiques familiales, en se concentrant principalement sur les ménages les plus aisés, notamment les familles nombreuses et monoparentales.
En 2024, les politiques familiales ont coûté environ 122 milliards d’euros aux finances publiques, avec une augmentation de 4,5 % par an depuis 2021, alors que le nombre d’enfants par famille continue de diminuer. Face à cette tendance, le rapport suggère des mes pour maîtriser cette dépense croissante.
Parmi les dix mes recommandées, la forfaitisation de la majoration de pension de retraite pour les parents de trois enfants ou plus est notable, fixée à 125 euros par mois, permettant d’économiser 1,1 milliard d’euros sur dix ans. Une autre me propose de réduire de moitié le plafond des parts supplémentaires pour les familles des derniers déciles de revenus, entraînant un coût additionnel d’environ 460 millions d’euros pour ces ménages.
Le rapport envisage également la suppression de l’avantage fiscal pour les familles monoparentales, représentant une économie de 190 millions d’euros. Les aides personnalisées au logement des étudiants pourraient être recalculées en fonction des ressources parentales, générant 550 millions d’euros d’économies. De plus, les seuils pour les allocations familiales pourraient être abaissés de 20 %, permettant d’économiser au moins 530 millions d’euros.
D’autres propositions incluent la suppression de la troisième tranche des allocations familiales pour les foyers à revenus élevés, ainsi que la réduction de la dépense fiscale liée aux frais de scolarité, estimée à 450 millions d’euros. Enfin, la suppression de l’avantage fiscal pour les parents isolés est également envisagée, avec une économie potentielle de 690 millions d’euros.
Ces mes pourraient avoir des conséquences significatives sur les ménages concernés, notamment les familles nombreuses et monoparentales des derniers déciles. Si les trois mes principales étaient mises en œuvre, les couples du huitième décile avec trois enfants ou plus pourraient voir leur revenu disponible diminuer de 1,4 %, soit environ 1 346 euros par an.
Depuis le 1er janvier 2025, la période de présence en France requise pour percevoir des prestations familiales est de neuf mois par an.
Source : Rapport de l’IGF et de l’Igas, juillet 2026.



