Licencié pour manipulation de pointage, un salarié espagnol obtient 26 000 euros d’indemnités
Un employé espagnol a récemment remporté son procès contre son ancien employeur après avoir été licencié pour avoir demandé à une collègue de pointer à sa place. Ce litige, qui s’est terminé en faveur du salarié, met en lumière des pratiques de pointage au sein de l’entreprise.
En Espagne, un vendeur travaillant depuis 2014 dans un magasin de La Corogne a été licencié fin 2024 pour plusieurs manquements, notamment pour avoir quitté son poste sans autorisation et pour avoir manipulé son pointage. Les accusations incluaient également le fait d’avoir pointé pour une collègue lorsqu’elle arrivait en retard et d’avoir quitté son poste pendant près d’une heure pour des achats personnels.
Cependant, lors de la procédure judiciaire, un échange de messages WhatsApp a révélé qu’une responsable du magasin avait, elle aussi, demandé à un salarié son code personnel pour pointer à sa place. Cette découverte a conduit le tribunal à considérer que les pratiques de pointage étaient en partie tolérées au sein de l’entreprise.
Les juges ont estimé que, bien que le comportement du salarié fût inapproprié, il ne justifiait pas un licenciement. Ils ont également noté que l’employeur n’avait pas fourni de directives claires concernant le système de pointage. En conséquence, le Tribunal supérieur de justice de Galice a confirmé que le licenciement était « injustifié », ordonnant à l’entreprise de réintégrer le salarié ou de lui verser plus de 21 000 euros d’indemnités.
Cette affaire soulève des questions sur les pratiques de gestion des ressources humaines et la nécessité d’établir des règles claires en matière de pointage au sein des entreprises.
Source : Noticias Trabajo
