Libreville veut convaincre les investisseurs européens de miser sur la transformation locale
Les Rencontres de l’industrie au Gabon se sont ouvertes ce mardi 23 juin à Libreville, centrées sur la transformation locale et la souveraineté économique. Cet événement de quatre jours réunit autorités gabonaises, industriels et partenaires européens pour discuter des opportunités d’investissement dans un pays qui vise à faire de l’industrialisation un moteur clé de sa croissance d’ici 2030.
Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a inauguré la rencontre à la Chambre de commerce de Libreville, où se sont rassemblés les acteurs majeurs du secteur industriel, ainsi que des représentants gouvernementaux et des opérateurs économiques. Les discussions portent sur le rôle potentiel des entreprises européennes, en particulier françaises, dans la stratégie de transformation locale des ressources naturelles du Gabon.
L’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, a souligné l’intérêt croissant des entreprises européennes pour le marché gabonais, tout en notant la forte concurrence internationale. Il a déclaré : « Nous nous réjouissons que les entreprises européennes et françaises trouvent le chemin du Gabon pour contribuer au développement d’échanges, de commerce et d’investissement ici au Gabon. Nous avons le retour de 30 entreprises européennes dans le domaine de l’énergie au Gabon. »
Les Rencontres prennent la forme d’échanges B2B destinés à favoriser des partenariats entre investisseurs européens et opérateurs gabonais dans des secteurs jugés stratégiques.
Pour le ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, Me Lubin Ntoutoume, cette initiative fait partie d’une nouvelle orientation économique. Il a affirmé : « Le Gabon s’est engagé dans une nouvelle ère, celle de la transformation locale de ses ressources naturelles et de la souveraineté productive. Notre objectif est simple : faire du Gabon un pays créateur de richesses, d’emplois qualifiés et de savoir-faire industriel. »
Le gouvernement mise sur plusieurs filières, notamment le bois, les mines, l’agriculture, la pêche, les matériaux de construction, l’énergie et les industries de transformation, pour augmenter la valeur ajoutée sur le territoire national.
Le vice-président a également rappelé que la stratégie est structurée autour du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, qui fait de l’industrialisation et de la diversification économique des priorités nationales, avec des investissements prévus de 27 000 milliards de francs CFA, dont 18 000 milliards pour le secteur industriel.
À travers ces Rencontres de l’industrie, les autorités gabonaises visent à consolider leur partenariat avec les investisseurs européens tout en accélérant la mise en place d’un modèle économique fondé sur la transformation locale, la création de valeur et le développement de l’emploi.
Source : Gabonreview.com