Libraires en grève en France : revendications pour un salaire au-dessus du Smic.

Libraires en grève : “Ce n'est pas possible qu'on gagne le Smic encore aujourd'hui”

Libraires en grève : “Ce n’est pas possible qu’on gagne le Smic encore aujourd’hui”

Devant les grilles de l’hôtel de Massa, situé au 38, rue du Faubourg Saint-Jacques, dans le 14e arrondissement de Paris, des libraires et représentants syndicaux se sont rassemblés, vêtus de chasubles fluorescentes et brandissant des drapeaux rouges de la CGT. Ils attendent des nouvelles d’une réunion en cours entre organisations de salariés et le Syndicat de la librairie française (SLF), qui reprend les négociations de branche sur les salaires et la convention collective.

Dans un secteur fragmenté, où coexistent de nombreuses petites structures, faire grève est un moyen de tester un rapport de force collectif. La Fédération CGT Commerce et Services a lancé un appel national, relayé par SUD Culture Solidaires, pour soutenir la reprise des négociations.

Quatre ans de métier, toujours au Smic

Une libraire, en poste depuis plus de quatre ans, déclare que son salaire de base est toujours le Smic, malgré ses demandes d’évolution salariale. Elle souligne que ses compétences et son expérience ne se reflètent pas dans sa rémunération. Actuellement, le Smic brut est fixé à 1867,02 € par mois pour 35 heures, alors que les minima négociés dans la branche sont de 1834 € au niveau 1, 1848 € au niveau 2 et 1862 € au niveau 3, tous inférieurs au minimum légal.

Faire grève quand chaque euro compte

Un autre libraire, Nikita, a commencé en tant qu’apprenti et a maintenant un CDI avec un salaire légèrement supérieur au Smic. Il est le seul de son équipe à avoir cessé le travail ce jour-là, soulignant la difficulté de faire grève dans une petite structure où chaque absence a un impact direct.

Une séance qui « ne s’est pas très bien passée du tout »

Les négociations ont déjà été tendues, et les premiers chiffres évoquent une augmentation d’environ 8,50 € nets par mois pour les plus basses rémunérations, jugée insuffisante par les syndicats. La CGT, qui représente 48,16 % des salariés dans la branche, a rejeté les précédents accords salariaux.

Conséquence directe

Les libraires expriment une frustration croissante face à des salaires stagnants dans un contexte économique difficile, aggravé par l’inflation. Une journée de grève représente une perte de salaire, rendant la mobilisation d’autant plus complexe.

Source : ActuaLitté.

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