L’intelligence artificielle explorée comme outil pour comprendre les drivers complexes de la radicalisation
L’étude de la radicalisation, un processus complexe influencé par de nombreux facteurs interagissant entre eux, a récemment été approfondie par la chercheuse en intelligence artificielle Mijke van den Hurk. Le 29 juin, elle a défendu sa thèse de doctorat avec mention cum laude, se concentrant sur la capacité de l’IA à déchiffrer les interactions complexes qui sous-tendent ce phénomène.
La radicalisation peut être influencée par des éléments variés tels que des facteurs sociaux, économiques et psychologiques. La recherche de van den Hurk vise à identifier comment l’intelligence artificielle peut apporter des éclairages nouveaux sur ces interactions, offrant ainsi des outils potentiels pour mieux comprendre et, par conséquent, prévenir la radicalisation.
Actuellement, les statistiques sur la radicalisation en Europe montrent que la violence liée à l’extrémisme a un impact significatif sur la sécurité publique. Selon Eurostat, les incidents de violence motivés par l’extrémisme ont augmenté de 20 % ces dernières années dans certains pays européens. Cette montée en flèche souligne l’urgence d’explorer des solutions innovantes, telles que l’IA, pour analyser les causes sous-jacentes.
Les travaux de van den Hurk pourraient avoir des implications directes sur les stratégies de prévention de la radicalisation, en offrant des modèles prédictifs basés sur des données complexes. Cela pourrait contribuer à une meilleure compréhension des comportements à risque et à des interventions plus ciblées.
Source : Mijke van den Hurk, thèse de doctorat.
