Quand l’IA se met au service des apprentis : un bouleversement dans la formation professionnelle
Le cadre scolaire, comme de nombreux autres secteurs, est en pleine mutation sous l’influence de l’intelligence artificielle générative. Cette évolution est particulièrement cruciale, car elle touche à l’éducation d’une génération entière. Ce phénomène a été récemment exploré par Le Temps dans une série d’articles consacrés à ces enjeux.
La discussion a débuté lors d’un échange informel avec le dirigeant d’une importante entreprise du secteur des machines, qui a exprimé ses préoccupations concernant la pertinence des diplômes obtenus par certains apprentis, jugés obsolètes en raison des avancées rapides de l’intelligence artificielle. Cette question est d’une actualité brûlante pour les filières de formation duales, qui commencent à s’adapter à ces changements. Pour la rentrée de cette année, les branches techniques MEM, qui regroupent huit métiers allant de la mécanique à l’informatique, ont intégré l’IA dans la révision de leurs programmes de formation initiale. D’autres secteurs, notamment ceux de la vente et des services commerciaux, ont déjà amorcé cette intégration ces dernières années.
Les témoignages recueillis par Le Temps montrent que l’intégration de l’IA progresse à divers niveaux, touchant à la didactique, à la pratique et à l’administration. Bien que l’évaluation des compétences et des examens soit une étape sensible de cette réflexion, elle n’est pas le point central. L’intelligence artificielle est unanimement reconnue pour sa capacité à valoriser les compétences spécialisées des formateurs et des apprenants.
Cette évolution pourrait avoir des conséquences profondes sur l’orientation des apprentis et sur les exigences des employeurs, en favorisant une formation plus adaptée aux réalités du marché du travail.
Source : Le Temps



