geo ET INFLUENCE : ce que L’histoire des réseaux sociaux peut (et devrait) nous enseigner

L’Histoire des Réseaux Sociaux : Enseignements et Perspectives

Les usages de recherche évoluent significativement, passant d’une logique de navigation à une logique de réponse et de recommandation. Cette transition, marquée par l’essor des outils d’intelligence artificielle générative tels que ChatGPT, remet en question la domination de Google dans le secteur des moteurs de recherche, une position qu’il a occupée depuis les années 2000.

L’émergence de cette nouvelle dynamique soulève un débat entre l’optimisation pour les moteurs de recherche (SEO) et l’optimisation de la visibilité dans les réponses générées par les intelligences artificielles (GEO). Cependant, cette dichotomie pourrait masquer un changement plus profond : la me de la visibilité, historiquement basée sur le classement et le clic, évolue vers des indicateurs tels que la citation, la recommandation et l’influence.

Une étude de CyberCité révèle qu’environ 25 % des 200 publications LinkedIn les plus réactives évoquent la « mort du SEO » ou l’« avènement d’une nouvelle ère ». Ce phénomène illustre la polarisation du débat autour du SEO et du GEO, mais aussi sa simplification excessive. En réalité, SEO et GEO partagent de nombreuses conditions de succès, telles que l’accessibilité technique, la qualité de l’information et l’autorité.

L’arrivée des réseaux sociaux dans les stratégies marketing fournit un précédent instructif. Dans les années 2000, Facebook a rapidement établi que l’information recommandée par des amis avait plus de poids qu’un message direct d’une marque. Cela a conduit à une course aux abonnés, où les marques cherchaient à accumuler des fans sans toujours savoir comment mer leur valeur. Les premiers indicateurs de performance étaient souvent des « vanity metrics », peu corrélés au chiffre d’affaires.

Aujourd’hui, il est largement reconnu que l’influence des réseaux sociaux dépasse le simple trafic vers un site web. Les indicateurs de portée, d’engagement et de mémorisation sont devenus essentiels. Les plateformes sociales, comme TikTok et Instagram, favorisent les contenus qui retiennent l’attention au sein de leur écosystème. Le trafic sortant n’est plus la seule preuve de valeur.

À l’avenir, les marques devront adapter leur stratégie pour exister dans un environnement où les moteurs génératifs jouent un rôle d’intermédiaire de recommandation. Il est crucial que leur proposition de valeur soit compréhensible et vérifiable à travers diverses sources.

Les marques doivent donc se concentrer sur la construction d’une réputation solide, non seulement à travers leur propre contenu, mais aussi en étant présentes dans des médias spécialisés et des études sectorielles.

Les nouveaux indicateurs du GEO, tels que le taux de citation et la part de voix dans les réponses, offrent des perspectives intéressantes, mais ils doivent être intégrés à une analyse plus large pour évaluer leur réelle contribution commerciale. L’enjeu est de relier ces indicateurs à d’autres signaux, comme l’évolution de la notoriété et des recherches de marque.

Il est essentiel que les entreprises abandonnent l’idée selon laquelle toute influence peut être attribuée à un clic identifiable. La transformation en cours dans le paysage numérique exige des marques qu’elles soient claires, crédibles et utiles pour mériter d’être recommandées.

Source : CyberCité, analyse des publications sur LinkedIn.

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