LGV Bordeaux-Toulouse/Dax : l’État s’engage à payer et renonce au partenariat public-privé
Exit le PPP
Le projet de ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse/Dax, initié avec le lancement de la LGV Tours-Bordeaux en 2005, a été réévalué à 15,5 milliards d’euros, contre 14 milliards initialement prévus. Ce financement sera réparti comme suit : 20 % pris en charge par l’Union européenne pour une liaison européenne, incluant la branche vers Dax et, à terme, vers l’Espagne ; 40 % financés par 24 collectivités locales regroupées au sein de la Société de Gestion du Projet Sud-Ouest (SGPSO) ; et les 40 % restants, soit environ 6 milliards d’euros, à la charge de l’État. Ce dernier, confronté à des finances publiques en difficulté, a dû choisir entre un partenariat public-privé (PPP) et un modèle 100 % public dit « conception-réalisation ».
Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités territoriales, a tranché en faveur du modèle de conception-réalisation. « Vous avez exprimé votre nette préférence en faveur de ce schéma, qui s’avère également le plus rapide pour le lancement des marchés », a-t-il déclaré. Cette décision devrait apaiser les collectivités, qui avaient récemment intensifié leurs efforts pour dissuader le gouvernement d’opter pour un PPP, une option qui aurait pu retarder le calendrier du projet.
Verrouillé
La maîtrise d’ouvrage de ce projet sera confiée à SNCF Réseau, responsable de la gestion des coûts et des délais afin d’asr une mise en service rapide de la ligne, prévue pour 2031 ou 2032. Cette décision vise également à « verrouiller » le dossier avant la prochaine échéance présidentielle, un dossier qui a connu des interruptions fréquentes. Les marchés devraient être lancés dans les semaines à venir.
Source : Sud Ouest