LFI et Les Écologistes : la gauche ouvre le bal de la rentrée politique à huit mois de la présidentielle
Démarrage des universités d’été ce jeudi. D’un côté, La France Insoumise (LFI) et ses « Amfis » à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence, et de l’autre, à Grenoble, les universités des Écologistes. LFI espère transformer cet événement en une nouvelle démonstration de force, tandis que les Écologistes se réunissent dans un contexte de flou et de divisions internes à l’approche de 2027.
L’objectif de LFI avec cette nouvelle édition des « Amfis » est de surfer sur la dynamique enclenchée au début de la campagne. Le premier meeting de Jean-Luc Mélenchon, en juin dernier, avait réuni à Saint-Denis plus de 20 000 sympathisants. Depuis, le candidat et son parti restent très actifs : lancement d’une émission sur YouTube, publications régulières sur le réseau X, et la sortie d’un documentaire Dans les coulisses de la présidentielle. Selon les derniers sondages, Jean-Luc Mélenchon est en tête à gauche, devant Raphaël Glucksmann, qui devrait annoncer sa candidature ce dimanche.
Pour cette nouvelle édition, plus de 6 000 militants seraient inscrits, les organisateurs évoquant une participation « exceptionnelle ». Quatre jours de tables rondes et de conférences sont prévus, avec un « grand entretien » entre le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, et le milliardaire de gauche Matthieu Pigasse, ainsi qu’un meeting traditionnel du leader insoumis en clôture.
À Grenoble, l’ambiance devrait être bien différente. Les Écologistes (LE) organisent également des débats et des ateliers, mais le contexte politique interne est plus incertain. À huit mois de la présidentielle, le parti ne sait toujours pas sur quel pied danser. Depuis l’abandon du projet de grande primaire à gauche, Marine Tondelier a annoncé sa propre candidature à la présidentielle et a commencé à battre campagne cet été. Cependant, le parti reste très partagé entre ceux qui souhaitent un ralliement avec le PS et ceux attirés par la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
Marine Tondelier se retrouve face à un dilemme. Bien qu’elle maintienne sa candidature autonome, elle a exprimé sa volonté de « rediscuter avec tout le monde à gauche sans exclusive ». Dans les intentions de vote, sa candidature stagne entre 3 et 5 %. Elle et ses proches reconnaissent que si la gauche part divisée pour la présidentielle, elle se retrouvera politiquement en grande difficulté. Cette position sera sans doute réaffirmée lors de son discours prévu ce jeudi à Grenoble.
Source : RFI



