L’exposition au bruit de la circulation nuit au développement des jeunes enfants
Une étude menée par l’INSERM et Sorbonne Université, publiée le 25 août dans The Lancet Public Health, révèle que l’exposition précoce à des niveaux élevés de bruit de circulation peut avoir des effets néfastes sur le développement des enfants. Selon cette recherche, les enfants exposés à des niveaux sonores atteignant au moins 60 décibels dès leurs premiers mois de vie présentent des difficultés émotionnelles et relationnelles à l’âge de dix ans.
Les chercheurs ont suivi une cohorte de 8 000 enfants, évaluant leur santé mentale à différents âges : 2 mois, 3 ans et demi, et 5 ans et demi. À l’âge de 10 ans et demi, les parents des enfants exposés à ces nuisances sonores ont signalé une augmentation des troubles du comportement, de l’inattention et de l’hyperactivité. De plus, ces enfants rencontrent davantage de problèmes relationnels avec leurs pairs, conséquence d’un stress et d’une fatigue accumulés dus au bruit constant.
L’Organisation mondiale de la santé recommande de ne pas dépasser 45 décibels de bruit de circulation durant la journée et 40 décibels la nuit, soulignant ainsi que les niveaux observés chez ces enfants sont préoccupants. Les tout-petits, en raison de leur vulnérabilité et de leur capacité d’adaptation limitée, sont particulièrement affectés par cette exposition prolongée au bruit routier.
Cette étude met en lumière l’importance de prendre en compte l’environnement sonore dans le développement des jeunes enfants et appelle à des mes pour réduire l’impact du bruit de circulation.
Source : INSERM et Sorbonne Université.



