L’incroyable aventure des éditions Artima-Arédit
Les éditions Artima, qui deviendront Arédit en 1965, ont marqué l’histoire de la bande dessinée en France en tant qu’importants éditeurs de récits illustrés. Pendant plusieurs décennies, elles ont publié jusqu’à 45 titres par mois, totalisant plus de 70 publications, avec des tirages atteignant entre 30 000 et 100 000 exemplaires pour certains succès.
Un parcours tumultueux
Benoît Bonte, dans son ouvrage Planète Arédit, retrace l’histoire de cette maison d’édition, tout en s’appuyant sur des archives inédites et des témoignages. Il évoque les défis rencontrés, notamment la destruction de la majorité des archives lors de la faillite de l’entreprise en 1989. L’absence de conservation des œuvres par la famille de son fondateur, Émile Keirsbilk, complique également la recherche historique.
Impact sur la culture populaire
Artima a été perçue comme une « machine à vendre du papier », produisant des bandes dessinées souvent considérées comme de la littérature de seconde zone. Cependant, elle a su capter l’attention d’un large public, bien plus que d’autres publications réputées comme Tintin ou Spirou. Jean-Pierre Dionnet a souligné que pour chaque lecteur de Tintin, il y avait dix lecteurs des petits fascicules Artima.
Conclusion
Artima-Arédit, malgré sa réputation mitigée, a joué un rôle significatif dans la démocratisation de la bande dessinée en France, offrant des récits variés à un public jeune et avide de divertissement.
Source principale : Benoît Bonte, Planète Arédit.



