L’Europe muscle son « Starlink » : sa future constellation passe à 348 satellites

L’Europe muscle son « Starlink » : sa future constellation passe à 348 satellites

La Commission européenne et le consortium SpaceRISE ont conclu, le 7 août 2026, un accord de mise en œuvre pour le déploiement d’IRIS², la future constellation de connectivité de l’Union. Cette initiative, lancée après des négociations entamées en janvier, prolonge le contrat de concession signé fin 2024. L’Agence spatiale européenne supervisera le développement, la qualification et la validation en orbite des satellites. Le projet marque une montée en puissance du Starlink européen, avec une flotte élargie et un calendrier de lancement accéléré.

Le Starlink européen embarquera 66 satellites de plus que prévu

Initialement, la flotte devait compter 282 satellites. Ce chiffre a été porté à 348, comprenant 330 en orbite terrestre basse haute et 18 en orbite moyenne. Les 66 nouveaux satellites rejoindront la couche basse avec une conception spécifique. Bruxelles a renforcé le design des satellites de la constellation de base pour leur conférer des fonctions supplémentaires. Les lancements débuteront dès 2029, un an plus tôt que prévu, nécessitant une finalisation rapide de la conception détaillée et la préparation des constructions.

La défense s’invite dans la constellation européenne

Les nouveaux satellites viseront principalement les domaines de la défense, de la sécurité et des services d’urgence. Cette architecture révisée apportera 60 % de capacité gouvernementale sécurisée en plus dans l’Union, et 54 % de plus à l’échelle mondiale. Les gouvernements européens disposeront de canaux protégés, réduisant leur dépendance aux opérateurs extérieurs.

SpaceRISE réunit les poids lourds européens du secteur

Le consortium SpaceRISE regroupe trois opérateurs de satellites, SES, Eutelsat et Hispasat, ainsi que des entreprises comme Thales Alenia Space et Airbus Defence and Space. Le service final ne sera pas réservé aux administrations, mais accessible également aux entreprises et aux particuliers, notamment dans les zones mal couvertes par la fibre ou la 4G. La Commission et le consortium doivent maintenant sécuriser les services de lancement avant d’ouvrir les premières prestations de connectivité en 2029.

Source : Commission européenne

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