Google à nouveau sanctionné par l’Europe avec une amende de 890 millions d’euros
Le 23 juillet, la Commission européenne a infligé une amende de 890 millions d’euros à Google pour violation de la réglementation européenne en matière numérique. Cette décision s’accompagne d’une menace d’amendes quotidiennes si le moteur de recherche ne respecte pas les règles établies, selon le Financial Times.
Bruxelles a constaté que Google privilégiait ses propres services dans les résultats de recherche, notamment dans les domaines du commerce, des hôtels, du transport et du sport. De plus, la Commission a relevé que Google entravait les développeurs d’applications en limitant la promotion de leurs produits en dehors de son magasin d’application, le Play Store. Cette atteinte à la libre concurrence a été évaluée à 460 millions d’euros pour le moteur de recherche et 430 millions d’euros pour les pratiques anticoncurrentielles sur le Play Store. Google dispose de soixante jours pour proposer des solutions.
Cette nouvelle sanction pourrait raviver les tensions entre l’Union européenne et les États-Unis sur la réglementation des géants de la technologie, alors que les relations semblaient s’être stabilisées. Teresa Ribera, commissaire européenne chargée de la concurrence, a qualifié cette décision de « message très fort » à l’égard de Google. En réponse, Jamieson Greer, représentant américain au commerce extérieur, a critiqué l’approche de l’UE, la qualifiant d' »agressive » envers les entreprises technologiques américaines, tout en suggérant que cela pourrait fragiliser les accords commerciaux avec Washington.
Depuis 2017, Google a déjà été condamné à plus de 8 milliards d’euros d’amendes en Europe. Récemment, la Cour de justice européenne a confirmé un montant de 4,125 milliards d’euros à régler pour abus de position dominante lié à Android, son système d’exploitation mobile. Le directeur juridique de Google a déclaré que le règlement sur les services numériques, à l’origine de cette nouvelle sanction, « continue de nuire aux services du quotidien » et a dénoncé une « concurrence déloyale ».
Source : Financial Times
