Voitures électriques, la révolution avortée : comment l’Europe s’est sabordée face à la Chine
Bruxelles, 10 décembre 2025. Au cœur des discussions entre Manfred Weber, président du Parti populaire européen (PPE), et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, se trouve un enjeu majeur : l’interdiction, prévue pour 2035, de la vente de véhicules neufs à moteur thermique. Après de longues négociations, un compromis est trouvé, permettant de réduire l’objectif de 100 % de voitures électriques à 90 % d’ici cette date.
Cette décision est révélatrice d’un contexte plus large où l’Europe, face à la montée en puissance de la Chine dans le secteur des véhicules électriques, semble prendre du retard. Alors que la Chine investit massivement dans la production et les infrastructures nécessaires à l’électromobilité, l’Europe doit redoubler d’efforts pour rester compétitive.
Selon des données récentes, la part des voitures électriques dans les ventes totales de véhicules en Europe a atteint 25 % en 2023, mais cette dynamique pourrait être compromise si des mes plus ambitieuses ne sont pas mises en place. La dépendance croissante des pays européens vis-à-vis des technologies et des batteries fabriquées en Chine souligne l’urgence d’une stratégie européenne unifiée.
La conséquence directe de cette situation pourrait être une perte de leadership technologique pour l’Europe et une vulnérabilité accrue face aux fluctuations du marché mondial. L’avenir de l’industrie automobile européenne dépendra donc de la capacité des décideurs à s’unir et à agir rapidement pour soutenir l’innovation et la production locale.
Source : L’Express.
