L’Europe cherche à développer son autonomie spatiale pour envoyer ses astronautes.

L’Europe ne peut toujours pas envoyer seule ses astronautes dans l’espace : elle veut désormais combler ce retard

L’Europe veut envoyer ses astronautes dans l’espace : un projet à portée de main

Le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher, a annoncé le 2 septembre 2026 que l’Europe pourrait prochainement envoyer ses propres astronautes en orbite, avec un surcoût modéré estimé à environ 10 % du budget annuel de l’agence. Actuellement, l’Europe dépend des États-Unis, de la Russie et de la Chine pour les missions habitées, en raison de l’absence de vaisseau capable de transporter un équipage.

Un surcoût de l’ordre de 10 %

Aschbacher a souligné que le coût d’un accès habité à l’orbite serait « très raisonnable », et que l’Europe pourrait s’appuyer sur des technologies déjà existantes. Il propose d’utiliser une capsule simple associée à un lanceur européen déjà en service, afin de faciliter l’envoi d’équipages en orbite basse, sans viser des objectifs aussi ambitieux que la Lune. Plusieurs entreprises européennes travaillent déjà sur des projets de ce type, mais aucune décision politique n’a encore été prise.

Dépendance actuelle

À l’heure actuelle, l’Europe est contrainte de faire appel à des partenaires extérieurs pour les missions spatiales habitées. Les astronautes européens ont volé à bord de vaisseaux Soyouz russes et, plus récemment, de capsules américaines, chaque siège étant négocié individuellement à un coût élevé. Bien que l’Europe participe à des programmes significatifs, comme le module de service du vaisseau Orion et des éléments de la future station lunaire Gateway, sa place dans ces projets s’est réduite après les réorientations stratégiques des États-Unis.

Vers une autonomie spatiale

L’annonce d’Aschbacher intervient à la veille d’un sommet international sur l’espace, prévu les 9 et 10 septembre 2026 à Paris, où l’exploration européenne sera au cœur des discussions. La décision finale concernant le financement de ce projet dépendra des États membres de l’ESA. En attendant, l’agence met en avant ses arguments techniques et financiers pour démontrer que l’Europe peut, si elle le souhaite, réaliser ses propres missions habitées.

Source : Le Parisien

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