L’État intervient sur le marché de la banane : le prix chute de 850 à 420 DA/kg
Il y a quelques semaines, la banane était devenue un produit de luxe, atteignant des prix exorbitants allant jusqu’à 850 DA/kg, voire 1 000 DA, avant de disparaître presque totalement des étals. Aujourd’hui, une inversion de cette tendance est observable, avec un prix du kilogramme tombé aux alentours de 420 dinars dans plusieurs régions du pays.
Cette évolution constitue le premier signe tangible des mes prises par le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations. Face à la flambée des prix, les autorités ont décidé de réguler cette filière, avec des baisses supplémentaires attendues dans les prochains jours grâce aux nouveaux arrivages.
Au cœur de cette stratégie, un durcissement des conditions d’importation a été instauré, avec un plafonnement des prix d’achat fixé à 1 dollar maximum le kilogramme. De plus, le gouvernement a élargi le réseau des opérateurs agréés pour stimuler la concurrence, permettant ainsi l’entrée de nouveaux acteurs, notamment de jeunes investisseurs, sur le marché.
Surveillance accrue des importations
Les mes mises en place montrent déjà des résultats. Selon le journal Echorouk, les factures de domiciliation contrôlées par les banques affichent des prix compris entre 0,50 et 0,99 dollar le kilo, respectant le plafond ministériel. Ce critère est désormais indispensable pour l’octroi des programmes d’importation.
À ce jour, la Banque d’Algérie et l’Association des banques et établissements financiers (ABEF) ont validé plus de 460 programmes d’importation pour des opérateurs historiques et de nouveaux entrants.
Transparence et contrôle renforcé
La stratégie repose également sur une analyse des cours internationaux, visant à réduire les surfacturations et à limiter les marges des intermédiaires, qui augmentaient artificiellement les coûts pour le consommateur. En outre, la diversification des importateurs vise à instaurer une concurrence saine et à assainir le marché.
Une fois la marchandise arrivée, les brigades de contrôle du ministère du Commerce intérieur veillent à ce que la baisse des coûts d’approvisionnement se reflète dans les prix de vente au détail. Le suivi de la chaîne de distribution est désormais rigoureux, dans le but d’éradiquer la spéculation.
Source : Echorouk


