L’étage supérieur d’une fusée de SpaceX s’est probablement écrasé accidentellement sur la Lune mercredi 5 août 2026. L’impact, sans conséquence pour la Terre, devrait creuser un cratère près d’Einstein, dans l’hémisphère nord du satellite. D’après les auteurs de l’étude, l’engin, d’une masse estimée à quatre tonnes une fois son carburant épuisé, aurait percuté la surface lunaire à environ 8 690 km/h.
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Bien qu’il n’y ait pas encore eu de confirmation officielle affirmant que l’étage supérieur de la fusée Falcon-9 ait touché la surface de la Lune, l’impact devait avoir lieu vers 8 h 35 (heure de Paris) mercredi.
La NASA et sa sonde lunaire Lunar Reconnaissance Orbiter, ainsi que la sonde sud-coréenne Pathfinder Lunar Orbiter, prévoyaient de réaliser des clichés après l’impact. Cependant, il faudra plusieurs jours avant de les recevoir.
Des scientifiques et astronomes amateurs espèrent pouvoir observer le panache de poussière, de roches et de débris, éclairé par le Soleil, qui devrait être projeté après l’impact. Benjamin Fernando, du Laboratoire national de Los Alamos, a déclaré : « Il sera peut-être possible pour les personnes disposant d’un télescope de l’observer ».
Il a ajouté : « On ne sait pas encore à quel point cela sera lumineux, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles nous souhaitons étudier cet événement », incitant ainsi le public à tenter de l’observer ou de l’enregistrer.
Le porte-parole de la NASA, Jimi Russell, a rassuré en affirmant : « Il n’y a aucun danger pour la Terre ». Il a précisé que la NASA continuerait de suivre le propulseur à des fins d’entraînement et observerait ensuite le site de l’impact à des fins scientifiques.
La Lune frappée au cours des années 1970
La fusée Falcon-9 a décollé en janvier 2025 avec deux alunisseurs à son bord. Le propulseur est revenu sur Terre, tandis que l’étage supérieur a poursuivi son chemin dans l’espace.
Julianna Scheiman, responsable chez SpaceX, a indiqué qu’un mélange d’activité solaire et de forces gravitationnelles avait finalement placé le propulseur sur une trajectoire en direction de la Lune, malgré les précautions prises.
Cette collision devrait permettre d’étudier les panaches de poussière et d’évaluer les risques liés aux débris spatiaux artificiels, un enjeu crucial alors que la NASA prévoit d’établir une présence humaine durable sur la Lune.
46 000 débris spatiaux actuellement en orbite
La Lune est régulièrement frappée par des débris spatiaux, notamment des météoroïdes. Les collisions avec des objets artificiels restent cependant beaucoup plus rares. Au cours des années 1970, la NASA avait provoqué des impacts durant son programme Apollo pour recueillir des données sismiques.
Selon l’Agence spatiale européenne, plus de 46 000 débris spatiaux, pesant au total 17 000 tonnes, se trouvent actuellement en orbite. Certains experts mettent en garde contre l’accumulation excessive de débris, qui pourrait entraîner une réaction en chaîne de collisions, connue sous le nom de syndrome de Kessler, rendant l’exploration spatiale et l’utilisation des satellites quasi impossibles pour plusieurs générations.
Source : AFP


