Les Vosges ne fourniront pas de refuge contre le changement climatique, selon les experts.

Les Vosges n'offriront aucun refuge face au changement climatique

Les Vosges n’offriront aucun refuge face au changement climatique

Après un été 2026 sec et brûlant, ceux qui espéraient trouver refuge dans les Vosges pour fuir les métropoles devenues invivables devront repenser leurs plans. Selon une étude menée par le géographe Guillaume Faburel, le massif vosgien ne constitue pas un territoire viable de repli face aux effets du changement climatique.

Dans son livre à paraître le 10 septembre, Où habiter ? Fake or not (éditions Tana), Faburel identifie des territoires qui pourraient constituer des refuges à l’horizon 2050. Les métropoles alsaciennes sont particulièrement menacées par l’augmentation des températures dans les années à venir. Pourtant, les Vosges ne figurent pas parmi les « refuges » identifiés dans cette étude.

Faburel explique que cette recherche, réalisée dans le cadre du mouvement post-urbain, repose sur une trentaine d’indicateurs publics. Ces indicateurs, qui incluent des facteurs environnementaux, l’évolution des métiers et la façon dont les humains s’installent dans ces territoires, révèlent que les Vosges présentent plus de vulnérabilités que d’autres zones.

Les coupes à blanc des forêts dans les Vosges sont plus fréquentes que dans d’autres massifs, et l’activité forestière y est industrialisée, ce qui contribue à leur fragilité. De plus, la région est soumise à une influence climatique continentale qui pourrait la rendre parmi les plus réchauffées de France d’ici à 100 ans, avec des prévisions de températures atteignant jusqu’à 55 degrés Celsius selon une étude de 2017.

La densité de population dans les Vosges est également préoccupante, étant deux fois plus élevée que dans les espaces identifiés comme refuges. Les logements vacants y sont rares, et la pression métropolitaine sur ce massif augmente, exacerbant ainsi sa vulnérabilité.

Pour faire face à ces défis, Faburel préconise un rééquilibrage territorial. Il suggère de considérer les Vosges et d’autres zones comme des espaces prioritaires, non pour les urbaniser, mais pour les soutenir dans le respect des limites écologiques.

Cette situation souligne l’importance d’une réflexion sur la manière dont nous habitons et utilisons nos territoires face à un avenir incertain.

Source : Rue89 Strasbourg

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