Porté par les réseaux sociaux, le poulet crousti explose les ventes
Le poulet crousti, une recette simple à base de riz, de poulet frit et d’une sauce asiatique épicée, s’impose comme le nouveau phénomène de la restauration rapide. En quelques mois, de nombreux restaurants se sont spécialisés dans ce plat, dont certains ont ouvert récemment à Marseille, où il était proposé à 3 euros lors de son lancement. Cependant, hors promotion, une barquette se vend à 7,50 euros, attirant une clientèle croissante, notamment grâce à la viralité sur les réseaux sociaux.
Cette tendance soulève des questions sur la provenance de la viande utilisée. De nombreux restaurateurs, comme Hamza Darouiche de Chamas Tacos en Île-de-France, achètent leur poulet à l’étranger, souvent en Pologne, où le coût est entre 15 et 20 % moins cher que le poulet français. Les marges bénéficiaires peuvent atteindre 6,42 euros par plat, rendant cette recette particulièrement lucrative pour les restaurateurs.
La filière française, en revanche, se trouve dans une situation délicate. Les éleveurs français, comme Brice Lacaze en Haute-Garonne, respectent des normes strictes, limitant le nombre de poulets par mètre carré et interdisant l’utilisation d’antibiotiques dans l’alimentation. Ces contraintes, jugées injustes par certains, rendent difficile la concurrence avec des produits importés moins coûteux.
Pour répondre à ces enjeux, l’Assemblée nationale a récemment adopté un projet de loi visant à alléger certaines contraintes administratives pour les élevages, en augmentant le seuil de poules à 85 000. Ce texte doit encore être examiné par le Sénat à la fin du mois, dans l’espoir de soutenir la filière française face à une concurrence étrangère de plus en plus forte.
Source : Franceinfo
