Les taxis alertent sur la fin du remboursement des transports sanitaires en France.

« Ce n’est plus une sonnette d’alarme que l’on tire, c’est la corne que l’on fait sonner » : les taxis alertent sur la fin du remboursement de certains transports sanitaires

Fin du remboursement de certains transports sanitaires : les taxis tirent la sonnette d’alarme

Un décret publié au Journal officiel, fin août suscite l’inquiétude chez les professionnels du taxi. À partir du 1er octobre 2026, certains transports sanitaires en taxi ne seront plus remboursés. Cette me concerne les personnes en affection longue durée (ALD) non exonérante, c’est-à-dire celles atteintes de pathologies graves nécessitant des soins ou un arrêt de travail de plus de six mois, sans droit à un remboursement intégral par la Sécurité sociale. Actuellement, ces frais sont couverts à 55 % par l’Assurance maladie et à 45 % par les complémentaires santé.

Samir Attieh, président de la Fédération nationale des artisans taxis du Morbihan et du Finistère, s’inquiète des conséquences de ce décret. « Nous avons appris cela par mail, alors que cela va changer la vie de nombreux patients que nous transportons », déclare-t-il. Il souligne que certains patients, notamment des enfants allant régulièrement dans des centres médico-psychologiques ou des personnes recevant des traitements mensuels pour la dégénérescence maculaire liée à l’âge, pourraient faire face à des coûts mensuels de transport variant entre 300 et 600 euros.

Outre l’impact sur l’accès aux soins, Attieh met en avant la menace que représente cette décision pour sa profession. Il a contacté plusieurs sociétés d’ambulance dans le Morbihan, qui lui ont signalé des pertes d’emplois potentielles liées à la diminution des transports remboursés. Avec l’augmentation des prix de l’essence, les marges bénéficiaires des taxis se réduisent également. « Ce n’est plus une sonnette d’alarme que l’on tire, c’est la corne que l’on fait sonner », ajoute-t-il.

Ophélie Renouard, directrice de l’Établissement public de santé mentale Sud Bretagne Charcot (EPSM), nuance cette inquiétude en indiquant qu’il faut attendre les « instructions complémentaires opérationnelles » pour évaluer les impacts concrets de ce décret. Elle souligne la possibilité d’exceptions et d’assouplissements, tout en reconnaissant que si la me était appliquée telle quelle, cela poserait des questions sur l’accès aux soins pour de nombreux patients.

Source : Le Télégramme

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