Depuis 2021, les prix ont fortement augmenté : + 13 % selon l’Insee
Les salaires n’ont pas suivi ce rythme. Résultat : pour de nombreux salarié·es, le niveau de vie stagne, voire recule. Augmenter les salaires est crucial, tant pour le quotidien des travailleurs que pour l’économie en général, car plus de la moitié de la richesse produite en France dépend de la consommation.
Augmenter les salaires est réalisable. Nos voisins européens ont davantage investi dans cette direction ces dernières années. En France, les dividendes versés aux actionnaires progressent bien plus rapidement que les salaires. Il est donc nécessaire de réorienter une plus grande part des richesses produites vers les rémunérations des salariés.
Les richesses existent : faisons le choix des salaires
Les entreprises bénéficient de milliards d’euros d’aides publiques et d’exonérations de cotisations sociales, atteignant 211 milliards en 2023, sans contrôle ni contrepartie. Ces exonérations, largement compensées par l’État, incitent les employeurs à maintenir des salaires bas. Plus les salaires sont faibles, plus les exonérations sont élevées. Il est impératif de sortir de cette logique qui fragilise notre Sécurité sociale et, par conséquent, nos droits.
Pas de tour de passe-passe : nous voulons de vraies augmentations de salaire !
La baisse du niveau de vie est une réalité tangible. Pourtant, l’augmentation des salaires demeure absente des solutions proposées :
Réduire le budget de l’État ? Cela signifierait une diminution des services publics, alors que des moyens sont nécessaires pour les hôpitaux, les écoles, et la justice.
Rapprocher le brut du net en réduisant les cotisations ? Cela diminuerait les salaires et nuirait à la protection sociale. Le salaire net est essentiel pour les dépenses mensuelles, tandis que le brut est destiné à la sécurité à long terme.
Des primes non cotisées ? Elles représentent un « pourboire » immédiat, mais sans droits associés ni garantie de pérennité.
Des augmentations individuelles ? Celles-ci dépendent du bon vouloir des directions, instaurant une concurrence entre salarié·es.
La TVA « sociale » ? Elle pèse davantage sur les petits revenus et ne crée aucun droit.
Les enjeux liés à l’augmentation des salaires doivent être pris en compte pour garantir un avenir économique stable et équitable.
Source : INSEE

