Les sondes spatiales au-delà de Jupiter fonctionnent sans panneaux solaires depuis 48 ans.

Les sondes qui dépassent Jupiter n'ont pas de panneaux solaires : ce qui les alimente depuis 48 ans n'existe presque plus sur Terre

Les sondes qui dépassent Jupiter n’ont pas de panneaux solaires : ce qui les alimente depuis 48 ans n’existe presque plus sur Terre

Les sondes spatiales Voyager, lancées en 1977, fonctionnent grâce à un système unique de génération d’électricité. Contrairement aux autres missions qui utilisent des panneaux solaires, ces sondes convertissent la chaleur dégagée par la désintégration naturelle du plutonium-238 en électricité, via des générateurs thermoélectriques à radioisotope. Actuellement, la production de plutonium-238 ne dépasse pas 1,5 kilogramme par an sur Terre, un chiffre insuffisant pour répondre aux besoins de la NASA pour ses missions au-delà de Jupiter.

Depuis 1961, les générateurs au plutonium-238 ont alimenté des missions emblématiques comme Pioneer, Voyager, Galileo et Cassini, qui ne peuvent compter sur l’énergie solaire en raison de leur distance croissante du Soleil. Au-delà de Saturne, l’intensité lumineuse du Soleil chute considérablement, rendant les panneaux solaires inefficaces. Cette réalité a conduit les ingénieurs à privilégier les générateurs nucléaires pour les missions lointaines.

La production de plutonium-238 a cessé aux États-Unis en 1988, et d’autres pays producteurs ont suivi. Pendant plus de deux décennies, la NASA a utilisé ses réserves et a effectué des achats à la Russie. Cependant, le dernier envoi russe date de 2010, et les stocks diminuent rapidement.

Le relancement de la production de plutonium-238 a nécessité des recherches complexes. En 2015, le laboratoire national d’Oak Ridge a produit 50 grammes de plutonium-238, une quantité presque dérisoire pour les besoins de l’industrie spatiale. Les objectifs de production visent 1,5 kilogramme par an d’ici 2026, mais cette cadence reste lente.

La rareté du plutonium-238 contraint la NASA à faire des choix difficiles pour ses futures missions. Le mélange de plutonium ancien et nouvel est nécessaire pour maximiser l’utilisation des stocks. Actuellement, la NASA ne peut envisager une nouvelle mission équipée d’un générateur MMRTG qu’à des intervalles d’environ quatre ans. Cela influence directement les choix des futures destinations d’exploration spatiale.

Les sondes Voyager continuent d’envoyer des données, bien que leur énergie diminue progressivement avec le temps, illustrant les défis liés à la longévité des missions spatiales alimentées par des générateurs nucléaires.

Sources : spacedaily.com, generation-nt.com

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