Les services publics : en route vers une nouvelle glaciation de leurs moyens ?
Alors que l’été s’installe avec des températures élevées, le gouvernement français a annoncé le 7 juillet des économies supplémentaires de trois milliards d’euros pour 2026, dont deux milliards concernent l’État et un milliard l’Assurance maladie. Force Ouvrière (FO) a critiqué cette décision, la qualifiant de « contradiction totale » face aux défis croissants auxquels les services publics font face. FO a appelé l’État à compenser intégralement les exonérations de cotisations sociales pour la Sécurité sociale et l’Assurance chômage.
Le gouvernement a revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2026 à 0,7 % et vise un déficit public ne dépassant pas 5 % du PIB. De plus, il a signalé un risque de dérapage de deux milliards d’euros concernant les finances des collectivités locales. Au total, les neuf milliards d’euros d’économies supplémentaires pour 2026, incluant six milliards d’euros de gels et d’annulations de crédits, devraient compenser les dépenses accrues liées à la guerre au Moyen-Orient.
Si les projets de textes pour 2027 ne sont pas encore dévoilés, le cadre budgétaire semble déjà se dessiner. La Cour des comptes et l’OCDE pressent la France d’adopter des mes plus strictes sur ses finances publiques. En réponse, le Premier ministre a rejeté mi-juin 24 milliards d’euros de nouvelles dépenses et la création de 23 000 postes dans la fonction publique. Lors d’une rencontre salariale le 8 juillet, les syndicats ont quitté la table des négociations, préparant une mobilisation pour le 29 septembre.
Le gouvernement a exclu toute augmentation générale des salaires indiciaires pour 2026 et 2027, suscitant l’indignation de FO-Fonction publique. L’Union interfédérale a dénoncé une proposition qui ne comparerait plus le traitement au Smic, mais à l’ensemble de la rémunération, ce qui pourrait désavantager les agents. Cela soulève des inquiétudes sur le statut des agents publics, perçus comme des variables d’ajustement budgétaire.
Source : L’inFO militante, Force Ouvrière.
