C’est une belle expérience humaine : les scouts de France peinent à recruter des chefs
Depuis le Covid, le nombre de jeunes souhaitant rejoindre les scouts de France a explosé. Face à cet engouement, le mouvement d’éducation populaire peine à recruter des chefs.
À La Rochelle, les scouts préparent leur camp d’été avec une organisation bien rodée. Les effectifs des scouts de France dans cette région continuent d’augmenter. Reconnaissables par leurs uniformes, les jeunes participants décrivent ce mouvement comme « une école de la vie », un sentiment partagé par Macy Assman, cheftaine. « C’est un environnement complet, on apprend des choses en s’amusant. On se responsabilise, on devient débrouillard et on vit des moments chouettes, notamment dans la nature ! » explique-t-elle.
Créé en 2005, le groupe Aufredy a dû ouvrir un second groupe en raison de l’afflux de jeunes. Actuellement, il compte 145 membres. En dix ans, les effectifs des scouts de France ont doublé, passant de 75 000 à 130 000 adhérents. Le scoutisme, fondé au Royaume-Uni en 1907 par Baden-Powell, est présent en France depuis 1911, avec des groupes locaux dans tous les départements.
Cependant, cette popularité entraîne des défis. Albane Champenois, qui encadre de nombreux jeunes, mentionne une liste d’attente d’environ soixante jeunes souhaitant rejoindre le mouvement. « On a été jeunes scouts, donc on a envie d’accueillir cette nouvelle génération, » déplore Macy. Un encadrant formé accompagne douze jeunes, tandis que ceux non formés guident huit jeunes. Ce manque de vocations pourrait être lié à une baisse d’attractivité du bénévolat, comme l’indique Albane Champenois : « Ça demande beaucoup d’implication et ça ne rapporte pas d’argent, c’est juste une belle expérience humaine. »
Les jeunes partent souvent faire leurs études dans d’autres villes, ce qui entraîne une perte de chefs. Macy souligne que bien qu’ils récupèrent des chefs de passage à La Rochelle, cela ne compense pas la perte. Cette année, seules trente nouvelles inscriptions ont pu être acceptées. Pour pallier cette situation, le groupe propose une aide financière pour soutenir la formation des futurs chefs.
Source : France Télévisions
