Les répercussions de la prématurité sur l’école maternelle selon une étude

Les répercussions de la prématurité sur l’école maternelle selon une étude

Les enfants nés prématurément, souvent plusieurs mois avant la date prévue, se retrouvent à intégrer l’école au même âge que leurs pairs nés à terme. Ce décalage peut avoir des conséquences significatives sur leur parcours scolaire, comme le souligne une étude récente.

Publiée dans le JAMA Network Open, cette étude indique que plus de la moitié (57 %) des enfants nés avant 32 semaines de grossesse ne sont pas prêts pour l’école à l’âge de 5 ans. Les domaines affectés incluent la communication, le langage, ainsi que le développement physique et émotionnel. Les enfants nés encore plus tôt, entre 23 et 24 semaines, présentent jusqu’à trois fois plus de risques de ne pas atteindre les étapes de développement attendues comparativement à ceux nés à 31 semaines.

L’équipe de recherche britannique a analysé les données de près de 16 000 enfants nés avant 32 semaines en Angleterre entre 2008 et 2012, en utilisant des données anonymisées issues de la National Neonatal Research Database et de la National Pupil Database. Ils ont examiné les facteurs influençant la préparation scolaire à 5 ans et les acquis en lecture, écriture, mathématiques et sciences à 6-7 ans.

Les résultats montrent que la moitié des enfants prématurés n’atteignent pas le niveau de compétences attendu à 6-7 ans en expression écrite (51 %) et en mathématiques (48 %). En lecture, 42 % et en sciences, 36 % des enfants prématurés ne remplissent pas les critères requis.

Les chercheurs insistent sur la nécessité d’un soutien accru pour ces enfants lors de leur transition vers l’école. Des options telles qu’un report de l’entrée à l’école ou un accompagnement scolaire personnalisé pourraient s’avérer bénéfiques, en prenant en compte leur date de naissance.

En France, la question de la scolarisation des grands prématurés nés en fin d’année a été soulevée par Charlotte Bouvard, Présidente fondatrice de l’association SOS Préma, qui a interpellé les autorités en 2025. Bien que certaines académies proposent des ajustements, comme l’élaboration d’un Plan Personnalisé de Réussite Éducative (PPRE) et d’un projet d’accueil individualisé (PAI), ces démarches ne sont pas systématiques. Des aménagements d’horaire peuvent être acceptés, mais cela dépend souvent de la demande des parents, qui doivent également faire face à l’obligation scolaire dès l’âge de 3 ans, indépendamment de la prématurité.

Source : JAMA Network Open

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