Vous parlez souvent tout seul ? L’explication des psychologues renverse une idée très répandue
« Tout va bien se passer » ou encore « J’en suis capable ». Se parler à soi-même, que ce soit à voix haute ou par le biais d’une petite voix intérieure, est une pratique courante qui soulève des interrogations. Est-ce normal ? De nombreuses études en psychologie apportent des éclairages sur ce comportement.
Dès l’enfance
Le psychologue russe Lev Vygotski (1896-1934) a été l’un des premiers à souligner l’importance de la voix intérieure chez l’enfant. Cette voix, loin de disparaître avec l’âge, devient un outil quotidien essentiel, comme l’indique Ethan Koss, professeur de psychologie à l’université du Michigan.
De nombreux avantages
Se parler à soi-même peut offrir plusieurs bénéfices, notamment :
- Clarification de la pensée : Cela aide à mieux structurer ses idées face à un problème.
- Rassurance : Répéter des tâches à accomplir permet de ne rien oublier, comme une course ou une lettre recommandée à poster.
- Motivation : Les sportifs s’encouragent souvent avant une compétition, illustrant bien ce mécanisme.
- Gestion du stress : En cas de pression intense, se parler à soi-même peut apaiser et réguler les émotions.
- Rappel d’informations : Répéter des données, comme un numéro de téléphone, aide à les mémoriser.
Des recherches montrent également que cette verbalisation est associée à de meilleures performances dans les tâches cognitives.
Des bémols ?
Cependant, des études indiquent que les personnes vivant seules ont tendance à se parler davantage, parfois jusqu’à interagir avec des assistants vocaux. Ce phénomène pourrait poser un risque de désocialisation si cette pratique devient la norme.
Du positif ?
Comme le souligne le psychologue Ethan Koss, il est recommandé de continuer cette pratique si elle apporte du bien-être. Il est essentiel que le discours intérieur soit positif, car des affirmations négatives peuvent avoir un effet dévastateur sur l’estime de soi.
Sources : Futura Sciences, études en psychologie.



