À 5,85 dollars le gallon, le diesel atteint un record historique aux États-Unis
À trois mois des élections de mi-mandat, les prix du carburant continuent de grimper aux États-Unis. Le diesel, essentiel pour les poids lourds et les tracteurs, a atteint un niveau record de 5,85 dollars (5 euros) le gallon (3,8 litres), selon les données de l’association automobile américaine. Ce chiffre marque une hausse significative par rapport au précédent record de 2022, qui avait été provoqué par l’invasion russe de l’Ukraine. L’augmentation des prix de l’énergie est également attribuée à la récente escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran, avec Téhéran qui a bloqué le détroit d’Ormuz, un axe clé pour le transport d’hydrocarbures.
Les prix de l’essence ordinaire ont également augmenté, atteignant en moyenne 4,15 dollars le gallon, bien que cela reste en deçà du précédent record de 5,05 dollars enregistré en 2022. La hausse des prix est alimentée par l’augmentation des cours du pétrole brut et par la flambée des marges des raffineries.
Cette semaine, les marges des raffineries pour le diesel ont atteint un sommet historique de 106 dollars le baril, selon Bloomberg, ce qui a considérablement augmenté les bénéfices des principaux raffineurs. Au deuxième trimestre, les bénéfices des trois principaux acteurs américains du secteur ont quadruplé par rapport à l’année précédente, atteignant 12,6 milliards de dollars.
La cote de popularité de Trump s’effondre
Face à cette situation, Donald Trump a convoqué les raffineurs à la Maison Blanche pour tenter d’influer sur les prix à la pompe. Toutefois, comme en Europe, les prix devraient rester élevés. Le transport de pétrole est perturbé dans le détroit d’Ormuz, et les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes exercent une pression supplémentaire sur l’offre, entraînant une diminution des stocks.
Dans ce contexte, la popularité de Donald Trump s’effondre, avec seulement 33 % des Américains approuvant son action à la Maison Blanche, une baisse par rapport aux 42 % observés à la même période lors de son premier mandat en 2018, selon un récent sondage Ipsos. De plus, seuls 26 % des sondés se disent satisfaits de sa gestion de l’économie.
Source : BFMTV

