Les prix des carburants repartent à la hausse, le gazole franchit la barre des 2 euros
Les prix des carburants ont de nouveau augmenté, avec le gazole, le carburant le plus consommé en France, dépassant la barre des 2 euros le litre ce mercredi 15 juillet. Selon des données gouvernementales collectées par l’AFP, le prix du gazole s’élevait à 2,003 euros le litre à 11 heures, soit une hausse de 4,4 % par rapport à la semaine précédente. Cette augmentation intervient alors que de nombreux Français s’apprêtent à prendre la route pour les vacances.
L’essence SP98 s’affichait à 2,023 euros le litre, ayant également franchi les 2 euros le 30 juin, tandis que le SP95-E10, l’essence la plus consommée, coûtait en moyenne 1,944 euro le litre, avec une hausse de 1,6 % sur sept jours. Ces chiffres excluent la Corse ainsi que les départements et régions d’outre-mer.
Cette hausse des prix est attribuée à un regain de tensions internationales, notamment en raison de frappes américaines contre l’Iran et du blocage du détroit d’Ormuz, provoquant une montée des cours du pétrole autour de 80 dollars. De plus, les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes, un important producteur d’hydrocarbures, ont conduit Moscou à interdire, le 8 juillet, ses exportations de gazole, réduisant ainsi la disponibilité mondiale de ce carburant.
Le dispositif d’aides à nouveau sur la table avec cette nouvelle hausse
Bien que la France n’importât pas principalement de pétrole de Russie ou du golfe arabo-persique, les fluctuations sur le marché mondial des carburants impactent les prix locaux. Une hausse du prix du baril se répercute inévitablement sur les tarifs affichés dans les stations-service.
Cette situation relance le débat autour du dispositif d’aides publiques mis en place récemment. Le député socialiste Philippe Brun a qualifié ce dispositif d’« échec total », notant que seulement 24 % des Français éligibles ont sollicité l’aide de 100 euros pour les gros rouleurs. En réponse, la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a déclaré que 1,1 million de personnes, soit environ 40 % des éligibles, avaient effectivement reçu cette aide.
Source : AFP
