Se nourrir n'a jamais coûté aussi cher depuis 3 ans: les prix de ces aliments ont particulièrement augmenté

Se nourrir n’a jamais coûté aussi cher : les prix alimentaires atteignent un sommet

Les prix alimentaires mondiaux ont atteint, en juillet, leur plus haut niveau depuis trois ans, selon la FAO. Une hausse alimentée par les aléas climatiques et les tensions géopolitiques.

L’indice des prix alimentaires de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a atteint son plus haut niveau en trois ans. Les cours du sucre, des céréales et des huiles végétales ont augmenté en raison d’inquiétudes par rapport à la sécheresse et à la situation géopolitique.

L’indice FAO des prix alimentaires a augmenté de 0,6 % en juillet sur un mois, atteignant son plus haut niveau depuis janvier 2023, et de 1 % par rapport à l’année précédente.

Les dérèglements climatiques ont également eu un impact sur les céréales, notamment le blé, dont les prix ont bondi de 5,8 % en juillet et de 9,9 % sur un an. La FAO a souligné des « inquiétudes accrues concernant la poursuite des perturbations des flux d’exportation en mer Noire ».

La production de maïs a vu son prix augmenter de 3,6 %, déjà perturbée par les prix de l’énergie et la chaleur estivale. Les prix du riz sont restés globalement stables. L’indice des huiles végétales a atteint son plus haut niveau depuis juin 2022, soutenu par la demande du secteur du biodiesel en Indonésie et la hausse des prix du pétrole brut. Les prix de l’huile de soja ont également augmenté, tandis que ceux de tournesol et de colza ont connu une baisse.

En revanche, l’indice des prix de la viande a reculé de 2,8 %, marquant le premier reflux mensuel de l’année. Les prix de la volaille, de la viande porcine et de la viande bovine ont également diminué, en grande partie à cause d’une abondance de l’offre à l’exportation. Seule la viande ovine a vu ses prix augmenter, atteignant un nouveau record en juillet.

L’indice des prix des produits laitiers a légèrement reculé de 0,7 %, grâce à la diminution des prix du beurre et des poudres de lait, qui a compensé la hausse des prix du fromage.

Source : FAO

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