Les finances publiques en 2025

Commentaire d’actualité 01 Avril 2026

François ECALLE

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L’Insee a récemment publié les résultats préliminaires concernant le compte des administrations publiques pour 2025. Les données complètes des comptes nationaux seront disponibles fin mai 2026, permettant une analyse plus approfondie des finances publiques.

Le déficit public a diminué, passant de 5,8 % du PIB en 2024 à 5,1 % en 2025, représentant ainsi 9,8 % des recettes publiques, contre 11,2 % l’année précédente. Ce résultat est inférieur aux prévisions gouvernementales, offrant une lueur d’espoir après les déficits élevés de 2023 et 2024. Toutefois, la tendance à long terme reste préoccupante.

En 2025, le déficit provient principalement des administrations centrales, qui affichent un déficit de 4,3 % du PIB, bien qu’en baisse. Les administrations publiques locales enregistrent une légère diminution de leur déficit, tandis que le solde des administrations sociales se dégrade.

Les prélèvements obligatoires, à législation constante, augmentent de 2,1 %, presque en ligne avec la croissance du PIB nominal (2,0 %). Cependant, des mes nouvelles ajoutent 23 Md€ (0,8 % du PIB), entraînant une hausse significative du taux des prélèvements obligatoires, de 42,8 % en 2024 à 43,6 % en 2025.

La croissance des dépenses publiques dépasse les objectifs fixés : en volume, elle s’élève à 1,6 % en 2025, tandis que la loi de programmation de décembre 2023 visait 0,8 %. En valeur, les dépenses publiques augmentent de 2,5 %, portant leur rapport au PIB de 57,0 % à 57,2 %.

Les intérêts de la dette ont crû de 11,2 % (6 Md€), et les dépenses primaires de 2,2 % (35 Md€), dont 37 % sont attribués aux pensions de retraite. Les investissements publics affichent une croissance dynamique de 3,2 %.

Pour stabiliser la dette par rapport au PIB, il serait nécessaire que le solde public primaire soit positif. Or, il reste déficitaire à 88 Md€, soit 2,9 % du PIB en 2025. La dette publique a ainsi augmenté, passant de 112,6 % du PIB fin 2024 à 115,6 % fin 2025, atteignant 3 245 Md€, un nouveau record.

A) Le déficit public

Le déficit public a diminué, s’établissant à 5,1 % du PIB en 2025, inférieur aux prévisions de 5,4 % du PIB. Ce déficit total de 152 Md€ provient principalement des administrations publiques centrales, qui affichent un déficit de 128 Md€, soit 4,3 % du PIB, en baisse par rapport à 151 Md€ en 2024.

Les administrations publiques locales enregistrent un déficit de 16 Md€ (0,5 % du PIB), légèrement en baisse par rapport à 2024, tandis que les administrations de sécurité sociale affichent un déficit de 7 Md€, après un excédent de 1 Md€ en 2024.

B) Les recettes publiques

Les recettes publiques ont augmenté de 3,9 % en 2025, par rapport à une croissance de 2,0 % du PIB. Les prélèvements obligatoires s’accroissent de 4,1 %, avec un taux passant de 42,8 % à 43,6 % du PIB.

Les modifications législatives ont contribué à cette hausse, avec 23 Md€ (0,8 % du PIB) supplémentaires, notamment en raison d’une majoration du taux de l’impôt sur les sociétés et de la sortie du bouclier tarifaire sur l’électricité.

C) Les dépenses publiques

La loi de programmation des finances publiques a fixé un objectif de croissance des dépenses publiques à 0,8 % en volume pour 2025. Cependant, les comptes indiquent une augmentation de 2,5 % en valeur et 1,6 % en volume, dépassant cet objectif.

Les intérêts de la dette publique augmentent de 11,2 %, atteignant 65 Md€. Les dépenses primaires, hors intérêts, croissent de 2,2 % (+ 35 Md€), avec une forte progression des prestations sociales.

D) La dette publique

La dette publique a augmenté de 154 Md€, atteignant 3 460 Md€ à la fin de l’année 2025. Son ratio par rapport au PIB est passé de 112,6 % à 115,6 %.

Le solde public primaire reste déficitaire, rendant nécessaire un effort significatif pour maîtriser la dette publique. Le rapport de la Cour des comptes souligne l’importance de cette question pour l’avenir économique du pays.

Source : Insee ; FIPECO.

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