Enhanced Games : Les débuts compliqués des premiers “Jeux olympiques sous stéroïdes”
Les “Enhanced Games”, une compétition qui s’est tenue le 24 mai à Las Vegas, soulèvent des questions sur l’avenir du sport. Ce concept novateur, qui autorise l’usage de substances dopantes pour les athlètes, est décrit par la BBC comme des “jeux olympiques sous stéroïdes, littéralement”.
L’objectif des organisateurs est de maximiser les performances des sportifs grâce à la prise supervisée de testostérone, d’hormones de croissance et de stéroïdes anabolisants. La société à l’origine de cet événement vise également à dénoncer l’hypocrisie du sport traditionnel, où de nombreux athlètes se dopent clandestinement.
Cette compétition ne dépend d’aucune fédération sportive, et les performances enregistrées ne seront pas considérées comme officielles. Malgré cela, des athlètes de renom, attirés par des gains financiers significatifs (un million de dollars pour un record battu et 250 000 dollars pour une victoire), ont participé. Parmi eux, James Magnussen, champion du monde en 100 mètres libre, qui a terminé dernier de sa course, près de deux secondes et demie plus lent que son record personnel.
Seul un record a été battu lors de cet événement : celui des 50 mètres nage libre, par le Grec Kristian Gkolomeev, qui a également utilisé une combinaison non conforme. Les résultats de cette première édition soulèvent des interrogations sur l’efficacité des produits dopants et la motivation des athlètes à participer, souvent attirés par des sommes d’argent considérables.
Kristian Gkolomeev a déclaré, “un million de plus, ce n’est pas mal du tout. Ça va changer ma vie pour le mieux, c’est certain.”
Source : BBC, Fox Sports, The Telegraph
