Les personnels sont démunis face aux enjeux de santé mentale à l’école
Dans son rapport publié ce mercredi, la médiatrice de l’Éducation nationale, Catherine Becchetti-Bizot, alerte sur le manque de prise en compte des souffrances psychiques au sein des établissements scolaires. Elle souligne que « les personnels sont démunis » et appelle à une formation des agents, des parents et de l’administration.
Le rapport met en lumière une augmentation significative des saisines, qui ont atteint 28 450 en 2025, soit une hausse de 22 % par rapport à l’année précédente et de 57 % sur cinq ans. Cette tendance témoigne de difficultés croissantes dans le fonctionnement du système éducatif.
Catherine Becchetti-Bizot indique qu’il existe une déconnexion entre « l’humain » et les services gestionnaires, soulignant qu’il manque une attention particulière aux cas individuels. Elle évoque également l’angoisse générée par les examens, comme le contrôle continu du baccalauréat, et les défis d’orientation. Les familles éprouvent des difficultés à faire reconnaître les situations spécifiques de leurs enfants souffrant de troubles psychiques, aggravant ainsi leur détresse.
Le rapport révèle que les personnels de l’Éducation nationale sont également touchés, représentant un quart des saisines. Les services de ressources humaines, adaptés à une « gestion de masse », peinent à suivre les situations particulières, malgré les efforts déployés ces dernières années.
Catherine Becchetti-Bizot déplore également les délais dans le traitement des affaires de harcèlement, notant que même lorsque les agresseurs sont éloignés, les victimes ont du mal à retrouver un équilibre au travail, exacerbant leur mal-être.
Ce constat met en exergue un manque de dialogue entre l’institution et ses personnels, ainsi qu’une gestion inadaptée aux divers besoins individuels.
Source : franceinfo
