Les pays des Brics appellent à la « retenue maximale » dans le conflit au Moyen-Orient
Les dirigeants du bloc des Brics, comprenant la Chine, l’Inde, la Russie et l’Iran, se sont réunis samedi à New Delhi et ont exprimé leur appel à la « retenue maximale » face au conflit au Moyen-Orient, qui suscite des divisions au sein de ce groupe diplomatique.
Dans une déclaration commune adoptée lors de cette rencontre, les onze pays membres ont fait part de leur « vive préoccupation face à l’escalade continue des tensions au Moyen-Orient ». Ils ont exhorté les parties impliquées à « éviter les actions susceptibles d’aggraver la situation », tout en respectant leurs positions nationales respectives.
Pékin et Moscou, visant à contrer l’hégémonie américaine, maintiennent leurs échanges commerciaux avec l’Iran, malgré les menaces de sanctions de l’ancien président américain Donald Trump. En revanche, les Émirats arabes unis ont suspendu leurs relations commerciales et financières avec Téhéran en août dernier, après avoir été ciblés par des missiles iraniens.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a rencontré le prince héritier émirati, cheikh Khaled ben Mohamed ben Zayed Al Nahyane, en marge du sommet, comme l’a rapporté l’ambassade d’Iran en Inde sur le réseau social X.
Dès son arrivée à New Delhi, le président chinois Xi Jinping a souligné que la guerre au Moyen-Orient ne favorisait pas les « intérêts communs » et a appelé les membres des Brics à s’opposer aux « violations » de souveraineté tout en œuvrant pour la « préservation de la paix ». De son côté, le président iranien a déclaré que la région n’avait « pas besoin de gendarme », en faisant référence aux États-Unis, en affirmant que « l’intégrité territoriale et la sécurité de la région ne pourront être garanties que par ses principaux acteurs ».
Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre indien Narendra Modi a insisté sur la nécessité de transformer la structure de décision mondiale, en appelant à un partenariat plus équilibré pour le « Sud global », qui se trouve souvent en première ligne des crises mais en dernière ligne des décisions.
Source : Déclaration des Brics et rapports d’agence.

