Les photos de vacances de moins en moins partagées sur les réseaux sociaux
Une étude récente menée par l’application de voyage Polarsteps sur les habitudes en ligne de 3 000 utilisateurs révèle un changement significatif dans le partage des souvenirs de voyage. Plus de 80 % des répondants affirment désormais partager leurs photos et souvenirs en privé, avec leurs proches, tandis qu’un tiers seulement choisit de les publier sur les réseaux sociaux.
Cette évolution s’accompagne d’une problématique : le voyage est devenu un acte très « performatif ». Publier une story nécessite de trouver le bon endroit, la bonne pose et la bonne lumière, tout en cherchant à montrer des expériences exceptionnelles. Une étude publiée en juillet dans Frontiers in Psychology souligne que plus les voyageurs tentent de contrôler l’image qu’ils projettent en ligne, plus ils ressentent d’anxiété au moment de publier. Cette pression peut diminuer la satisfaction liée au voyage, incitant à se concentrer davantage sur l’image que sur l’expérience vécue.
Les réseaux sociaux ont également standardisé les vacances, en promouvant des destinations populaires telles que des plages idylliques ou des restaurants réputés. Cela a conduit à une surfréquentation de certains lieux, souvent victimes de leur succès sur des plateformes comme TikTok ou Instagram. Selon l’enquête de Polarsteps, la moitié des voyageurs estiment que l’impact des réseaux sociaux sur les destinations est mitigé, tandis qu’un quart le considère négatif, en raison notamment du surtourisme.
Un exemple notable est celui de Roccaraso, en Italie, qui a vu sa fréquentation exploser après plusieurs vidéos virales de paysages enneigés. En janvier 2025, la commune a enregistré plus de 10 000 visiteurs supplémentaires en une seule journée, entraînant la nécessité de mes pour limiter l’afflux de touristes.
Cette tendance soulève des questions sur l’avenir des pratiques de partage des vacances et sur l’impact des réseaux sociaux sur les expériences de voyage.
Source : Polarsteps, étude publiée dans Frontiers in Psychology.



