Les oubliées d’Octobre rose : « Pour moi, un cancer est égal à un autre »
Octobre rose, mois dédié à la sensibilisation et à la lutte contre le cancer du sein, mobilise médias, institutions et grand public. Cependant, pour certaines femmes touchées par d’autres types de cancer, cette période peut susciter des sentiments mitigés. Silvia, 68 ans, partage son expérience et sa perception de cet événement.
Silvia n’a pratiquement jamais été malade de toute sa vie, se contentant de quelques rhumes. Tout a changé en 2020, lorsqu’elle a été hospitalisée pour une polyarthrite invalidante, suivie, un an plus tard, du diagnostic d’un cancer de la trompe. C’est durant cette période difficile qu’elle a vécu son premier Octobre rose.
Bien que consciente que cette campagne s’adresse principalement aux personnes atteintes d’un cancer du sein, Silvia estime qu’un cancer est égal à un autre, sans hiérarchisation. Elle souligne que les avancées de la recherche dans le domaine du cancer du sein peuvent également bénéficier aux cancers gynécologiques, tels que le sien.
Souhaitant se rendre utile, Silvia a décidé de participer à cette campagne. Bien qu’elle soit féministe et un peu agacée par le symbolisme du rose associé aux femmes, elle a arboré un ruban rose et un T-shirt rose, tenant un stand avec l’association Elles dansent à Paris. Pour elle, il était important de participer à cet événement, qui incite à la sensibilisation et à la prévention.
Silvia conclut que, malgré ses réserves, Octobre rose représente une occasion de solidarité et d’engagement dans la lutte contre le cancer.
Propos recueillis par Sandra Karas
