C’est tellement frais, c’est comme du beurre.
Alors que la saison des moules est lancée, nous sommes allés à la rencontre de professionnels et de gourmets pour savoir si le bon goût des moules de bouchot était au rendez-vous.
À Pénestin, la récolte des moules a débuté il y a quinze jours. Laurie Bernard, mytilicultrice, se montre satisfaite de la qualité de la production, malgré des conditions météorologiques peu favorables ces derniers mois. « Cette saison, les moules de bouchot de Pénestin ont manqué un peu de nourriture en raison de la chaleur excessive et du manque d’eau douce en mai et juin, » explique-t-elle. Elle précise que ces moules, qui passent une partie de leur vie hors de l’eau, ont souffert d’un manque de pousse tant au niveau de la coquille que de la chair.
Laurie note que certaines années, les moules sont particulièrement charnues, mais cette saison, la météo a eu un impact. « Néanmoins, le goût reste incomparable, » ajoute-t-elle avec un sourire.
Les clients fidèles se pressent devant l’étal du poissonnier Mathéo Parabere, qui a déjà vendu plus de quatre-vingt-dix kilos de moules en une seule matinée. « C’est de la bonne moule qui a obtenu plusieurs labels. Comme elles sont prêtes à cuire, les gens en profitent, » confirme-t-il.
Dans un restaurant local, Charlène Le Bras souligne l’importance de cette saison pour son activité : « Quand la saison de la moule commence, cela signifie que les touristes arrivent. Les moules représentent environ 80% de notre carte, donc économiquement, c’est intéressant. »
Les moules de bouchot de Pénestin, symbole du lancement de la saison estivale, se dégusteront avec ou sans frites jusqu’à la mi-octobre.
Source : France 3 Régions
